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l’eau un enjeu vital …

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La sécheresse menace déjà dans le Rhône et à Lyon : les nappes phréatiques à un niveau très bas

La pluie se fait rare, et la situation se dégrade, même en cette période de fin d’hiver et début de printemps: les nappes d’eau souterraines sont très basses à Lyon et dans le Rhône. Pour Météo-France, même si la situation n’atteint pas des records, « les sols sont plus secs que la normale. »

 
Les nappes d'eau souterraines du Rhône et de Lyon sont placées en état de vigilance, vendredi 19 mars, à part la nappe du Val-de-Saône.
Les nappes d’eau souterraines du Rhône et de Lyon sont placées en état de vigilance, vendredi 19 mars, à part la nappe du Val-de-Saône. • © P. Desmazes / AFP

La préfecture du Rhône vient de placer les nappes d’eaux souterraines en situation de vigilance sécheresse, vendredi 19 mars. Il s’agit précisément de  »l’ensemble des nappes d’eaux souterraines du département du Rhône et de la Métropole de Lyon, à l’exception de la nappe du Val-de-Saône » selon un communiqué.

La recharge hivernale insuffisante

La préfecture précise que « la recharge hivernale 2020/2021 n’a pas été suffisante pour rétablir une situation normale après 5
années (2015 à 2020) caractérisées par un déficit pluviométrique continu
« . Cette mesure vise surtout à sensibiliser les usagers, particuliers ou professionels, pour une utilisation économe de l’eau, dès à présent. La préfecture appelle à « anticiper toute dégradation afin de préserver les usages prioritaires et la survie des écosystèmes aquatiques. Chaque citoyen doit être vigilant et faire preuve de civisme pour éviter de porter atteinte à la ressource en eau, bien précieux pour tous les usagers. » D’autres mesures pourraient être annoncées au cours des prochaines semaines, si la situation actuelle ne s’améliore pas.

« Les sols superficiels plus secs que la normale vers Lyon« 

Pour aller plus loin, nous avons posé quelques questions à Gabriel Chanterel, prévisionniste pour Météo-France à Bon. Il nous confirme que « les sols superficiels sont plus secs que la normale vers Lyon, sans battre non plus des records. Ce n’est pas encore exceptionnel. Ce sont des situations qui évoluent très rapidementLes sols étaient bien humides cet hiver. Ils se sont asséchés rapidement.  »

Selon lui, la période récente de fin février à début mars a été particulièrement sèche, d’où la situation actuelle des nappes phréatiques. Il se souvient du premier confinement: « l’an dernier, il faisait très beau. Après il y a eu des records: il a fait 21,9° à Bron les 24 et 25 févrierIl faut toujours économiser l’eau.« 

 Renaud Gardette

Sécheresse dans le Puy-de-Dôme : reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour 2 communes

Ce dimanche 25 octobre, 2 communes du Puy-de-Dôme bénéficient d’une reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les mouvements de terrain faisant suite à la sécheresse et à la réhydratation des sols survenus en 2019.
Publié le 25/10/2020 à 18h43
Deux communes du Puy-de-Dôme ont obtenu, ce dimanche 25 octobre, la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle, suite à la sécheresse de 2019.
Deux communes du Puy-de-Dôme ont obtenu, ce dimanche 25 octobre, la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, suite à la sécheresse de 2019. • © Bruno Levesque/MAXPPP
Deux communes du Puy-de-Dôme ont obtenu la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, pour des mouvements de terrain provoqués par la sécheresse et la réhydratation des sols en 2019, ce dimanche 25 octobre. « L’arrêté interministériel INTE2023940A du 15 septembre 2020, portant reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, est paru au Journal Officiel du 25 octobre 2020 », précise la préfecture du Puy-de-Dôme dans un communiqué. Les communes concernées sont les suivantes : Mirefleurs et Yronde-et-Buron.

10 jours pour contacter l’assureur

Les assurés ont dix jours à partir du 25 octobre 2020, pour reprendre contact avec leur compagnie d’assurances. L’assureur doit verser les indemnités dans un délai de trois mois, à compter de la réception de la première estimation des dégâts ou de la date de parution au
Journal Officiel. « Le régime des catastrophes naturelles permet l’indemnisation des victimes, laissant à leur charge, en cas de sinistre lié à un événement relatif à des inondations et coulées de boue, une franchise qui est modulée en fonction du nombre de constatations de l’état de catastrophe naturelle intervenues pour le même risque, au cours des 5 dernières années », explique la préfecture.

 Solenne Barlot

Environnement : dans le Puy-de-Dôme, pourquoi un bassin de stockage d’eau fait polémique

La Région Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé un plan de 12 millions d’euros pour aider les éleveurs victimes de la sécheresse en 2020. Pour anticiper, un agriculteur du Puy-de-Dôme a choisi de construire une réserve d’eau individuelle. Une initiative qui inquiète des associations environnementales.

Publié le 18/03/2021 à 11h48
A Thuret dans le Puy-de-Dôme, un agriculteur vient de créer un bassin de stockage d'eau afin de lutter contre la sécheresse. Une première dans le département.
A Thuret dans le Puy-de-Dôme, un agriculteur vient de créer un bassin de stockage d’eau afin de lutter contre la sécheresse. Une première dans le département. • © Camille Da Silva / FTV

A Thuret dans le Puy-de-Dôme, après avoir vu ses cultures dépérir pendant plusieurs années, Mathieu Daim, agriculteur, a souhaité anticiper les prochains épisodes de sécheresse. Il vient d’achever la construction d’un bassin de stockage de l’eau. Une première dans le département. L’agriculteur explique : « Je le remplis l’hiver en pompant dans un puits qui était déjà existant dans l’exploitation, pour pouvoir l’utiliser l’été et arroser mes cultures. J’ai réellement pris conscience que l’eau est une sécurité par rapport à mon exploitation et à mes productions ».

100 000 euros investis

Mais augmenter sa capacité en eau à un coût : cet agriculteur a dû investir près de 100 000 euros pour cette cuve de 10 000 m3. Mathieu Daim souligne : « Ici on se trouve dans la station de pompage : c’est la pompe qui va permettre d’irriguer pendant l’été. Elle va prélever l’eau dans le bassin de stockage et irriguer des pommes de terre et des oignons ». La retenue d’eau permettra d’arroser 10 des 100 hectares de cette exploitation. Depuis octobre dernier, un protocole signé par la Région Auvergne-Rhône-Alpes et la Chambre d’agriculture notamment permet de faciliter la création de ce type de projet. Une décision qui inquiète les associations environnementales.

On ne peut pas accepter cela

René Boyer, président de France Nature Environnement du Puy-de-Dôme, indique : « On ne peut pas accepter cela. Cela va à l’encontre de tout principe. Le problème est qu’on est en train de pomper de l’eau en nappe souterraine, qui a déjà des difficultés pour être rechargée. Il faut absolument qu’on ait ça en tête, qu’on ne peut pas continuer à prélever systématiquement. On aura de plus en plus de difficultés et notamment pour l’alimentation en eau potable des citoyens. On voit bien que les agriculteurs ne veulent pas changer leur façon de travailler. Il faut que la quantité d’eau soit calculée, qu’elle soit distribuée au mieux, avec une priorité aux citoyens pour une alimentation en eau potable, puis à l’alimentation des animaux et après on répartit l’eau au mieux ».

Nous savons ce que nous faisons

Selon Mathieu Daim, c’est pourtant le seul moyen dont il dit disposer pour faire face à la sécheresse : « Nous avons le devoir de fournir des aliments en qualité et en quantité nécessaires. Pouvoir appréhender cette problématique de dérèglement climatique semble indispensable en stockant de l’eau pour pouvoir sécuriser la production. Aucun système n’est parfait. Créer des bassins de stockage reste une solution raisonnable pour tous. Il s’agit de stocker de l’eau l’hiver pour l’utiliser l’été. En tant qu’agriculteur, la nature reste notre outil de travail. Il me semble que nous avons des connaissances. Nous savons ce que nous faisons ». Plusieurs projets de ce type devraient voir le jour dans le département du Puy-de-Dôme. Une vingtaine de dossiers sont à l’étude.

C. L avec Camille Da Silva

Une carte pour anticiper les pénuries d’eau cet été

Par Loïc Chauveau le 17.05.2020 à 12h00

Pour la première fois, le ministère de la Transition écologique a fait élaborer une carte de prévision de la disponibilité en eau des territoires afin d’anticiper les conflits récurrents entre agriculture, environnement et tourisme.

Dès le milieu du printemps, les risques de l’été sont cernés. La carte que viennent de dresser les différents établissements publics ayant trait à la gestion de l’eau indique les régions où des pénuries peuvent se faire sentir. Il s’agit principalement d’une grande partie de la région Auvergne-Rhône-Alpes (ARA), du Grand-Est, des Hauts-de-France et de la frange nord de la Nouvelle-Aquitaine. Partout en France, le mois d’avril a été chaud et sec mais les fortes précipitations dans le sud du pays du début mai ont rétabli la situation dans des régions qui sont par ailleurs traditionnellement celles où les problèmes de gestion sont les plus graves.

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Les régions en rouge où les risques de pénurie sont les plus importants. © Ministère de la Transition écologique

Pour établir, cette carte, différentes couches d’information ont été superposées. Météo France fait le suivi des précipitations. Le Bureau des recherches géologiques et minières (BRGM) suit l’état des nappes souterraines avec son réseau AQUIFR.

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L’état des nappes phréatiques au 1er mai. En bleu, les nappes en situation normale, en vert, celles en bon état, en jaune et orange en situation préoccupante. © BRGM

Les directions régionales de l’environnement (Dreal) mesurent les débits des rivières. L’Office français de la biodiversité apporte les constats de ses agents de terrain sur l’état des zones humides et des plus petits cours d’eau avec le réseau ONDE“L’exercice le plus difficile consiste à se projeter dans les semaines qui viennent, prévient cependant Michèle Blanchard, climatologue à Météo France. Nos prévisions saisonnières indiquent que les températures devraient être plus chaudes que la normale jusqu’à fin juillet et il est donc probable que des départements passent dans le orange ou le rouge.” Instaurée depuis trois ans, la prévision saisonnière à trois mois de Météo France gagne cependant en précision.

Une gestion préventive des conflits

La configuration de la carte 2020 apporte par ailleurs des informations intéressantes. Elle confirme des constats effectués depuis plusieurs années : des régions habituellement peu touchées par la sécheresse commencent à l’être comme les Hauts-de-France ou Rhône-Alpes. Elle montre aussi combien la situation peut varier. “Si l’on avait fait cette carte l’an dernier, elle aurait eu une toute autre configuration et les départements en tension auraient été vraisemblablement plus nombreux du fait de précipitations moins abondantes”, note Michèle Blanchard.

L’idée de cette carte est d’anticiper les problèmes ainsi que doit l’expliquer ce 14 mai Emmanuelle Wargon lors d’une réunion du Conseil national de l’eau. En 2019, la situation de sécheresse aggravée par des canicules à répétition avait été peu préparée et 13 départements avaient connus de longues ruptures d’approvisionnement allant jusqu’à 100 jours en Ariège et en Haute-Saône, ce dernier département se retrouvant en zone à risque pour la deuxième année d’affilée.  À l’origine de cette initiative, la secrétaire d’État au ministère de la Transition écologique va transmettre cette carte aux préfets pour qu’ils mettent en place dès à présent les mesures d’économie et surtout qu’ils fassent se rencontrer les différents utilisateurs de l’eau. Les conflits deviennent en effet récurrents. L’irrigation des cultures — notamment du maïs dont les besoins sont les plus importants en juillet — va à l’encontre des autres utilisateurs comme le pompage pour l’eau potable des communes, les besoins industriels, le tourisme et surtout provoque des dommages environnementaux considérables. Dans tous le sud de la France, de nombreuses petites rivières ne coulent plus l’été.

 

 

 

 

C’est la présence de l’eau sur la planète Terre qui a permis le développement d’organismes biologiques. Sans eau, pas de vie : la disponibilité de l’eau est ainsi indispensable à nos besoins vitaux mais aussi au fonctionnement de nos sociétés.

Le cycle de l’eau au niveau mondial…

Notre planète « bleue » est justement nommée car 75% de sa surface est recouverte d’eau. Cependant l’eau douce représente moins de 3% de cette abondante ressource, dont 70% sont piégés dans les glaciers (chiffres 2011). De ce fait, moins d’1% du stock d’eau est accessible pour nos besoins, sous forme de cours d’eau et de nappes souterraines.

Grâce au cycle naturel de l’eau, ce stock d’eau est constamment renouvelé. L’évaporation continue des océans se transforme en précipitations au-dessus des continents, qui approvisionnent les cours d’eau et nappes souterraines. Ce stock d’eau stable et renouvelable conditionne à la fois les réserves en eau disponible et la préservation des écosystèmes biologiques (zones humides, forêt).

Obéissant à des logiques de niveau planétaire, le cycle de l’eau – dont dépendent nos sociétés – ne peut ainsi être appréhendé uniquement de façon locale ou nationale, car des variations pluviométriques dans une région du monde peuvent avoir des conséquences sur une autre, et obliger les populations à s’adapter à de nouvelles conditions telles que sécheresses ou au contraire inondations.

 

La disponibilité de la ressource en eau (Rapport Assemblée nationale sur la géopolitique de l’eau- 2011)

… génère une répartition et une disponibilité de l’eau sur la planète…

Ce stock d’eau est suffisant pour satisfaire les besoins d’une population mondiale de 7 milliards d’habitants, malheureusement il est inégalement réparti sur la planète, en fonction des fluctuations climatiques qui créent des conditions de pluviométrie et d’évaporation différentes sur les régions du monde. De ce fait, certains pays disposent de réserves d’eau importantes (Canada, Chine, Brésil, Inde, Russie, Indonésie, Etats-Unis…) au contraire d’autres (Niger, Syrie, Palestine…) qui se trouvent en zone aride ou semi-aride. Les variations climatiques spécifiques à chaque bassin versant compliquent cette répartition : les pays du Sahel doivent composer avec des cycles d’années sèches suivis de cycles d’années humides, ce qui peut transformer leur situation hydrique d’une période à l’autre. Autre exemple : l’Inde qui possède d’importantes ressources en eau doit s’adapter à des saisons trop marquées, avec des sécheresses importantes suivies d’importantes précipitations lors des moussons : le sol trop sec ne peut absorber les volumes conséquents d’eau qui s’abattent brutalement ; ceux-ci ruissellent sur le sol au lieu de l’imprégner et d’alimenter les nappes phréatiques, et provoquent des inondations.

Le dérèglement climatique actuellement observé va accentuer la distribution inégale de l’eau sur la planète : précipitations plus importantes dans les zones tempérées, sécheresses plus accentuées dans les zones arides, montée du niveau des mers, inondations plus fréquentes et violentes sur l’Asie des moussons, fonte accélérée des glaciers alpins qui n’alimenteront plus les fleuves au printemps, etc. Même si ces projections sont à appréhender avec précaution, du fait des fortes incertitudes qui subsistent, les effets du changement climatique se font déjà sentir, et s’y adapter doit être une priorité pour tous.

 

…qui dépendent aussi des usages de l’eau et des moyens étatiques

La répartition naturelle de l’eau sur la planète ne suffit pas à expliquer pourquoi certains pays ont des difficultés d’approvisionnement en eau :

- La population humaine est aussi inégalement répartie : l’Asie dispose de 30% des ressources d’eau disponibles, mais concentre aussi 60% de la population du globe terrestre, alors que l’Amazonie possède 15% de ces ressources pour seulement 0,3% de la population mondiale. Voir carte sur la disponibilité en eau douce par habitant dans chaque Etat (ci-dessous)

- Les Etats ne disposent pas des mêmes moyens financiers et techniques pour mobiliser la ressource : cela nécessite des investissements conséquents pour réaliser les infrastructures qui permettront l’alimentation d’une eau potable de qualité suffisante, mais aussi l’assainissement des eaux usées afin d’éviter la propagation de maladies et la pollution des ressources aquatiques. Certaines régions du monde souffrent ainsi de problèmes hydriques alors que la ressource en eau est abondante : c’est le cas de la République démocratique du Congo qui abrite le deuxième plus grand fleuve du monde mais où seuls 2% de la population ont accès à une eau de qualité satisfaisante. Les problèmes de disponibilité de l’eau reflètent ainsi le fossé entre pays pauvres et pays riches.

- Autre problème lié à ces défauts d’infrastructures : la pollution générée par les activités humaines qui réduit davantage la ressource en eau disponible. Les besoins en eau ne se limitent en effet pas à l’accès en eau potable et à l’assainissement, bien que ceux-ci soient prioritaires et déjà problématiques. L’eau est utilisée pour se nourrir, se chauffer, se déplacer : 70% des usages de l’eau concernent ainsi l’agriculture, 20% la production industrielle et énergétique, et 10% la consommation domestique. Là aussi, des écarts importants sont visibles dans le monde suivant la richesse des pays et leur capacité à mobiliser la ressource pour les besoins socio-économiques.

 

L’augmentation de la population mondiale accroît le problème de la disponibilité de l’eau : celle-ci a triplé entre 1950 et 2011, et atteint aujourd’hui plus de sept milliards d’habitants. Elle entraîne une consommation accrue de l’eau pour tous les usages, et s’accompagne d’une urbanisation croissante non contrôlée. L’OCDE prévoit ainsi que la population urbaine représentera 65% de la population mondiale en 2050. Or, la ville en concentrant les masses oblige à installer des infrastructures pérennes d’alimentation en eau potable et en assainissement, pour éviter le développement et la propagation de maladies dues à l’insalubrité. Tous les pays n’ont pas nécessairement les moyens d’accompagner ces évolutions. C’est pourquoi ils développent des stratégies différentes pour assurer leurs besoins, parfois de façon concurrente, ce qui provoque des « guerres de l’eau ».

Tensions géopolitiques dues à la rareté de l’eau, propagation plus rapide des maladies, problèmes d’approvisionnement en eau pour des populations de plus en plus nombreuses et urbaines : dans un monde globalisé et interconnecté, et a fortiori dans le domaine de l’eau qui obéit à des logiques planétaires, il est indispensable de développer une solidarité internationale.

 

Indice de pauvreté en eau des Etats en 2002 (Rapport Assemblée nationale sur la géopolitique de l’eau- 2011)
Face à la crise mondiale de l’eau qui semble se dessiner à l’horizon 2050, on peut s’interroger sur les effets que pourrait y ajouter le changement climatique. En réalité, s’il se dégage un consensus sur le réchauffement de la planète, les conséquences de ce réchauffement sur les précipitations, variable d’alimentation du cycle de l’eau terrestre, sont encore assez incertaines. A partir des données enregistrées au cours du 20ème siècle on peut constater des fluctuations de + ou – 20% des précipitations ayant conduit localement, comme au Sahel, par exemple, à des drames humains. Pour la période 1995-2025 les prévisions indiquent une réduction des ressources dans l’Afrique du nord, le Moyen Orient, l’Asie et dans une moindre mesure, l’Amérique du nord. Les projections au-delà de 2050 sont très incertaines. Pour l’Argentine, par exemple, elles indiquent des baisses locales de 20% des précipitations. De telles baisses pourraient entraîner des déficits d’écoulement beaucoup plus importants et de très sérieux problèmes de maintien de certaines activités. Plus inquiétant sans doute, la montée des océans, due à la fonte des glaces polaires, pourrait mettre en péril de vastes zones littorales et entraîner des migrations de populations sans précédents.
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