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Climat : cinq ans après l’Accord de Paris, l’ONU appelle le monde à « déclarer l’état d’urgence climatique »

Le secrétaire général de l’ONU appelle à « réduire les émissions mondiales de 45% d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2010″.

Article rédigé par

France Télévisions
Publié le 12/12/2020 18:46Mis à jour le 12/12/2020 18:58
 Temps de lecture : 2 min.
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, le 11 décembre 2020 à Oslo, lors d'une prise de parole à l'occasion Forum du Prix Nobel de la paix. (HEIKO JUNGE / NTB / AFP)
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, le 11 décembre 2020 à Oslo, lors d’une prise de parole à l’occasion Forum du Prix Nobel de la paix. (HEIKO JUNGE / NTB / AFP)

« J’appelle aujourd’hui les responsables du monde à déclarer l’état d’urgence climatique dans leur pays jusqu’à ce que la neutralité carbone soit atteinte. » Tel est l’appel lancé par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, samedi 12 décembre, lors d’un sommet en visioconférence destiné à relancer les efforts de lutte contre le réchauffement climatique, cinq ans après l’Accord de Paris.

« Réduire les émissions mondiales de 45 % d’ici à 2030″

Il y a cinq ans, la communauté internationale s’était engagée à contenir le réchauffement  »nettement » au-dessous de +2 °C, et si possible +1,5 °C, par rapport à l’ère préindustrielle. Les engagements de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) pris par les différents pays « n’étaient pas suffisants » et  »n’ont pas été respectés », a souligné le patron de l’ONU. Antonio Guterres a donc appelé à « réduire les émissions mondiales de 45 % d’ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2010″.

Des dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement, des représentants d’entreprises comme Apple, de la société civile et de peuples indigènes participent à ce  »sommet ambition climat » organisé par les Nations unies, le Royaume-Uni et la France, en partenariat avec le Chili et l’Italie. A moins d’un an de la COP26 qui se tiendra en novembre 2021 à Glasgow, en Ecosse, le secrétaire général de l’ONU les a exhortés « à faire preuve d’ambition ».

La Chine, l’Inde et l’UE s’engagent

Le président chinois Xi Jinping a annoncé que son pays, plus grand pollueur au monde, réduirait son intensité carbone (émissions de CO2 rapportées au PIB) de 65% d’ici 2030 comparé aux niveaux de 2005. Il s’est aussi engagé à ce que la Chine atteigne d’ici 2030 son pic d’émissions de CO2, reprenant un engagement pris en septembre, quand il avait promis d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.

Le Premier ministre indien, Narendra Modi a pour sa part indiqué que son pays, quatrième émetteur mondial de GES, visait une capacité totale en terme d’énergies renouvelables de 450 GW d’ici 2030. L’Inde n’a cependant pas fixé de date pour atteindre la neutralité carbone, contrairement à d’autres grandes économies.

Le « welcome back » de Macron à Biden

Avant le sommet, plusieurs Etats avaient déjà annoncé des plans audacieux pour réduire leurs émissions de GES. Vendredi, les 27 pays de l’UE se sont entendus pour réduire leurs émissions d’« au moins 55% » d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990, contre -40% précédemment, afin d’atteindre en 2050 la neutralité carbone. Le Royaume-Uni compte arrêter « dès que possible » de soutenir financièrement des projets d’énergies fossiles à l’étranger. Le gouvernement britannique s’est lui engagé à réduire les émissions de CO2 d’au moins 68% d’ici 2030.

Après l’élan historique de l’Accord de Paris, l’enthousiasme était retombé, douché un an plus tard par l’élection de Donald Trump qui avait annoncé le retrait de la deuxième économie mondiale du pacte mondial  contre le dérèglement climatique. Le président américain élu Joe Biden a promis que les Etats-Unis rejoindraient l’Accord de Paris dès  »le premier jour de [sa] présidence » et réaffirmé sa volonté d’organiser un sommet international sur le climat dans les 100 jours qui suivront. « Welcome back, welcome home ! » a d’ailleurs lancé Emmanuel Macron, samedi, saluant le retour annoncé des Etats-Unis.

 

 

 

 

Réchauffement climatique : cinq ans après l’Accord de Paris, quelles évolutions ?

Comment va notre planète ? Cinq ans après la signature de l’Accord de Paris se tient, samedi 12 décembre, un sommet virtuel qui réunit des dizaines de chefs d’État et des représentants de la société civile.

 

En 2015, 195 pays s’étaient engagés à contenir le réchauffement climatique. Et hélas, tous les indicateurs sont à la hausse. « Exactement, l’objectif de la COP 21 c’était de limiter à +2 degrés la hausse des températures d’ici la fin du siècle. Problème : nous sommes aujourd’hui à +1,28 degré déjà. Et 2020 se classe dans le top 3 des années les plus chaudes, avec les conséquences dramatiques que l’on connaît », rapporte la journaliste Maéva Damoy sur le plateau du 13 Heures, samedi 12 décembre.

-7% pour l’émission des gaz à effet de serre

Parmi ces conséquences : « Les incendies en Californie, en Australie également, sans oublier la tempête Alex, qui a dévasté les Alpes-Maritimes. Une intensité qui serait directement liée au réchauffement climatique, selon Météo France. Selon les prévisions scientifiques, nous atteindrons +3 degrés d’ici la fin du siècle. » Néanmoins, des progrès inédits ont été faits, notamment du côté des gaz à effet de serre (-7%).

 

 

Dérèglement climatique : cinq ans après l’Accord de Paris, la planète ne tient toujours pas le bon cap, souligne l’ONU dans un rapport

À trois jours de l’anniversaire de l’Accord de Paris sur le climat, le programme des Nations unies pour l’environnement publie un nouveau rapport qui souligne que les objectifs ne sont pas tenus par les États.

Article rédigé par

Radio France

En décembre 2015, 195 pays signaient un accord historique lors de la COP21 qui se tenait à Paris. Cinq ans plus tard, à trois jours de l’anniversaire de la signature, le programme des Nations unies pour l’environnement publie un nouveau rapport peu encourageant. Le document mesure en effet l’écart entre les engagements des pays en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et les objectifs de l’Accord de Paris.

Pour la troisième année consécutive, les émission de gaz à effet de serre ont augmenté en 2019. Les incendies ont même renforcé le rythme d’émission. La concentration de gaz à effet de serre a atteint des records. « L’année 2020 est en passe d’être l’une des plus chaudes jamais enregistrées, avec des incendies de forêts, les sécheresses, les tempêtes et la fonte des glaciers qui s’intensifient » et les incendies ont même renforcé le rythme d’émission, selon les Nations unies.

Chine, États-Unis et Europe, en tête des pollueurs

Le rapport de l’ONU alerte notamment sur la mauvaise trajectoire des pays les plus émetteurs et sur l’occasion manquée pour l’instant d’associer les plans de relance liés à la crise sanitaire du Covid-19 à la transition verte. La Chine, les États-Unis et l’Europe sont dans le trio de tête des pays ou des blocs les plus émetteurs. Les engagements pris il y a cinq ans dans l’Accord de Paris ne sont plus compatibles avec un maintien des température sous les 2 degrés Celsius. S’ils ne sont pas revus et tenus, la trajectoire est de plus 3 degrés à la fin du siècle. « Malgré une brève baisse des émissions de dioxyde de carbone causée par la pandémie de Covid-19, le monde se dirige toujours vers une augmentation de la température de plus de 3°C, bien au-delà des objectifs de l’Accord de Paris », peut-on lire dans le compte-rendu.

Les baisses d’émission cette année avec les confinements n’auront quasiment aucun impact. Et les plans de relance font globalement l’impasse sur la transition verte au profit d’investissements classiques orientés sur les énergies fossiles. « Une relance verte peut réduire d’environ 25% les émissions de gaz à effet de serre prévues en 2030, et rapprocher le monde de la trajectoire des 2°C, interpelle l’ONU. Les gouvernements doivent tout mettre en œuvre pour initier une relance verte et renforcer leurs engagements avant la prochaine réunion sur le climat en 2021″, insiste l’organisation internationale.

 

 

Climat : cinq ans après l’Accord de Paris, la situation n’a pas cessé de se dégrader

Approuvé par 195 pays le 12 décembre 2015, l’Accord de Paris était censé renforcer, à l’échelle mondiale, la lutte contre le réchauffement climatique. Mais, cinq ans après, le bilan laisse apparaître des engagements qui n’ont pas été tenus.

 

Il y a cinq ans jour pour jour, le 12 décembre 2015, 195 pays s’engageaient, en approuvant l’Accord de Paris, à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre dans le but de freiner le réchauffement climatique. Leur objectif : pas plus de 2°C de hausse des températures d’ici à la fin du siècle et, si possible, seulement 1,5°C. Un espoir et une unanimité qui semblent bien loin désormais. Plus gros pollueurs du monde avec la Chine, les États-Unis ont quitté l’Accord, qualifié par Donald Trump de « désastre. »

En 2019, un triste record

En cinq ans, la production de charbon, de pétrole et de gaz, qui aurait dû baisser, n’a pas cessé d’augmenter. En 2019, les émissions de gaz à effet de serre ont battu tous les records. Et même si 2020 s’annonce moins catastrophique en raison des confinements, les experts sont formels : la planète continue de se réchauffer. Canicules, incendies, ouragans, inondations, fonte des glaciers et élévation du niveau de la mer le démontrent.

 

 

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