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Tuer le cancer avec de l’or, le pari fou de ces chercheurs

Faire grandir des nanoparticules d’or directement à l’intérieur des tumeurs pourrait aider à tuer des cellules cancéreuses selon des chercheurs américains.

Sous forme nanométrique, c’est-à-dire du milliardième de mètre, l’or...

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO
Sous forme nanométrique, c’est-à-dire du milliardième de mètre, l’or a des propriétés remarquables.

SANTÉ - Habituellement utilisé pour créer des bijoux, l’or, aux propriétés étonnantes, pourrait peut-être devenir le nouveau remède anti-cancer. C’est en tout cas le pari d’une équipe de chercheurs américains, qui veut vaincre le cancer avec des nanoparticules d’or, d’après une étude parue jeudi 10 septembre dans la revue médicale américaine Nature Communications.

Sous forme nanométrique, c’est-à-dire du milliardième de mètre, l’or a des propriétés remarquables. Cela fait d’ailleurs plusieurs années que ces molécules capables d’aller au coeur des cellules tumorales sont à l’étude, dans le cadre de stratégies anticancéreuses. À l’instar de la photothermie, une technique consistant à injecter des nanoparticules d’or dans la circulation sanguine des patients, et testé plusieurs fois aux États-Unis sur des souris en 2017.

Une méthode innovante

Mais la méthode mise au point par les chercheurs américains est innovante: il s’agit cette fois-ci de faire pousser les nanoparticules d’or directement à l’intérieur des cellules cancéreuses. Pour faire entrer les substances à l’intérieur des tumeurs, l’équipe eu recours au polyéthylène glycol comme vecteur de livraison de l’or ionique, des sels d’or dissous dans un liquide. Lorsqu’il est introduit dans la tumeur, l’environnement cellulaire acide convertit l’or de sa forme ionique en nanoparticules d’or.

Un pas important vers notre but ultimeDipanjan Pan, un des auteurs de l’étude

“Nous avons développé un système unique dans lequel les nanoparticules d’or sont réduites par les biomolécules cellulaires et celles-ci sont capables de conserver leur fonctionnalité, y compris la capacité de guider l’amas restant vers le noyau”, s’est félicité dans un communiqué le professeur de génie chimique, biochimique et environnemental à l’UMBC (University of Maryland, Baltimore County) Dipanjan Pan, qui a participé à l’étude.

Principal avantage de cette méthode? Sa vitesse d’action. D’après les chercheurs, la transformation des sels en nanoparticules d’or est de 30 minutes, alors que les autres traitements reposant sur l’or durent plus de 24 heures, d’après les auteurs de l’étude. Et pour cause, seule une faible concentration d’or dans les cellules cancéreuses suffit pour que le procédé soit efficace, contrairement aux autres méthodes de laboratoire conventionnelles.

Le traitement est encore loin de voir le jour

Lors de l’expérimentation sur des souris, les chercheurs sont allés plus loin. Ils ont fait pousser des nanoparticules d’or à l’intérieur des cellules cancéreuses des animaux vivants, avant de les éclairer avec des lasers. Sous l’action de la lumière, les particules d’or chauffent et cuisent la tumeur, détruisant les cellules cancéreuses à proximité.

Les essais sont jugés encourageants par le professeur Dipanjan Pan: “Cette expérimentation a montré que la formation intracellulaire et la migration nucléaire de nanoparticules d’or constituaient une approche très prometteuse pour l’application de l’administration de médicaments”. S’il qualifie l’étude de “pas important vers un but ultime”, il reconnaît néanmoins que le traitement est encore loin de voir le jour: “avant les phases des essais cliniques, il faudra évaluer les effets à long terme des nanoparticules sur la santé humaine”, conclut-il.

 

 

 

 

 

Traitement du cancer : «L’immunothérapie est une révolution»

Par Eric Favereau — 3 juin 2019 à 21:06
Cristaux de trastuzumab, médicament contre le cancer du sein commercialisé sous le nom Herceptin.
Cristaux de trastuzumab, médicament contre le cancer du sein commercialisé sous le nom Herceptin. Photo SPL. Phanie

A l’occasion du grand congrès annuel de cancérologie à Chicago, le professeur Eric Vivier revient sur les débuts de ce nouveau type de médicaments.

Traitement du cancer : «L’immunothérapie est une révolution»

Près de 40 000 chercheurs, médecins, industriels sont réunis jusqu’à ce mardi à Chicago, pour le grand rendez-vous annuel de la cancérologie : le congrès de l’American Society of Clinical Oncology (Asco). Et cette année encore, une vedette : l’immunothérapie. C’est-à-dire conduire le système immunitaire à détruire lui-même les tumeurs.

Aujourd’hui, en tout cas, on ne parle plus que d’elle. Et les patients atteints de cancers se doivent de connaître cette nouvelle classe de traitements antitumoraux. Un exemple parmi d’autres : dimanche, une équipe dirigée par le Pr Edward Garon, de l’université de Californie, a présenté les résultats d’une étude sur le cancer du poumon qui a montré pour la première fois les effets à long terme d’un traitement par immunothérapie, le pembrolizumab. En tout, il y aurait plus de 3 000 essais d’immunothérapie en cours dans le monde. En France, le Pr Eric Vivier, directeur scientifique d’Innate Pharma et coordinateur du cluster Marseille-Immunopôle, est l’un des pionniers. Ces derniers jours, deux de ses travaux ont été publiés dans la grande revue scientifique Cell. Auteur de l’Immunothérapie des cancers (éd. Odile Jacob), personnalité originale, il fait le point sur «cette révolution médicale».

N’est-ce pas exagéré de parler encore une fois de révolution dans le cancer avec l’immunothérapie ?

Non. Plusieurs points le confirment. Dans la prise en charge, c’est une vraie révolution. La plupart des acteurs changent de domaine d’actions pour aller dans ce nouveau champ que l’on appelle l’immuno-oncologie. C’est un monde nouveau qui reste encore à découvrir. Nous sommes comme en 1928, quand Fleming a découvert la pénicilline qui allait ouvrir la voie des antibiotiques.

Et pour les patients ?

Les résultats sont déjà spectaculaires ; pour la première fois dans l’histoire de l’oncologie, un seul médicament, – les anti-PD1 -, a été approuvé pour toutes les pathologies tumorales. Cela a complètement modifié le paradigme de prise en charge des cancers, avec une amélioration significative de la survie dans de nombreux cancers au stade avancé.

Oui, mais ce médicament ne donne pas de très bons résultats cliniques pour tous les patients…

Nous sommes dans une révolution thérapeutique. On tâtonne. Reste que des patients, qui devaient mourir, sont vivants, quasi guéris. En termes d’efficacité et de non-toxicité, nous en sommes au début. Nous devons apprendre à utiliser ces médicaments. C’est comme avec le sida, au moment où apparaissaient les trithérapies.

Le cancer devenant, comme le VIH, une maladie chronique ?

On s’oriente vers une autre relation avec le cancer qui ne sera peut-être pas dans l’éradication. On va contrôler la maladie, à l’instar de ce qui se passe avec le VIH. Et cette avancée se fait par vagues. Les anti-PD1 étant la première. La deuxième vague venant avec les CAR-T (1) qui sont au cœur de l’Asco. Ce sont deux sortes de thérapies bien différentes, la cellule comme médicament ou bien les anticorps qui guérissent. Comme pour le VIH, on ira peut-être vers des combinaisons de traitements.

Toute cette révolution repose, à vous entendre, sur un autre regard porté à notre système immunitaire…

De ce point de vue, c’est impressionnant. Les questions se renouvellent et sont inédites. Qu’est-ce qu’un corps étranger pour notre système immunitaire ? Pourquoi en reconnaît-il certains et pas d’autres ? Quelle est la différence entre le soi et le non-soi ? Pourquoi, devant des cellules cancéreuses, notre système immunitaire ne réagit-il pas ou alors maladroitement ? La cellule cancéreuse est-elle un corps étranger ?

Et la réponse…

Le système immunitaire reconnaît la tumeur, mais ne sait pas la combattre. On pensait que tout reposait sur le soi et le non-soi. Mais ce n’est pas vrai, on s’aperçoit que notre système immunitaire est extrêmement complexe. Il voit des différences, perçoit des contrastes. Puis notre système immunitaire s’adapte. Et se modifie. Parfois il s’adapte trop vite, alors même que les cellules cancéreuses se modifient lentement. C’est cela l’enjeu avec le cancer : faire en sorte que notre système immunitaire s’ajuste à la bonne vitesse. Alors, on tente de recréer des ruptures pour le réveiller, et pour cela, soit on en enlève des freins pour qu’il réagisse plus vite, soit on appuie sur l’accélérateur. Dans les deux cas, on le pousse à réagir.

Mais dans ce modèle, ne devrait-on pas arriver à guérir ?

C’est ce que l’on cherche évidemment, mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il y a trois phases. C’est la règle des trois «E». Soit c’est élimination, soit c’est la phase équilibre, soit échappement, où le cancer se poursuit à bas bruit. Aujourd’hui, avec nos thérapeutiques, nous débutons.

Reste un problème majeur : le coût de ces traitements, souvent faramineux…

C’est un vrai problème qu’il ne faut pas caricaturer. Comparer le prix des médicaments n’est pas suffisant. Ainsi, comparer un traitement qui marche à un traitement qui ne marche pas n’a pas de sens. Il faut comparer le coût des maladies.

Certes, mais après ?

Il faut arriver à mettre tout le monde autour de la table, tous les acteurs, pour arriver à monter un business model jouable. Mais cela bouge. Novartis, par exemple, propose de nouveaux types de prise en charge financière ; si cela ne marche pas, alors l’assurance maladie ne rembourse pas le prix du traitement. En tout cas, ce n’est qu’ensemble que l’on trouvera une solution.

(1) Le traitement commence par une prise de sang, où l’on récupère les lymphocytes T du patient. Ces cellules sont ensuite modifiées génétiquement. L’objectif étant de les armer pour qu’elles puissent s’attaquer au cancer une fois réinjectées aux patients. Ces lymphocytes T new-look vont reconnaître de façon spécifique la tumeur et être ensuite capable de la tuer.

Eric Favereau

Qu’est-ce que l’immunothérapie ?

Comme vous devez certainement vous en douter, l’immunothérapie est un traitement permettant de soigner le cancer. En effet, à une époque, les deux seuls traitements qui existaient n’étaient autre que la chimiothérapie et la radiothérapie.

Mais l’immunothérapie fait, à l’heure d’aujourd’hui, parler d’elle !

Il s’agit simplement d’un traitement qui aidera le système immunitaire à fonctionner. Ainsi, il s’agit de stimuler ce dernier pour qu’il puisse faire face à toutes les maladies qui peuvent atteindre le corps humain.

Mais il est également important de noter qu’il existe deux types d’immunothérapie différentes :

  • L’immunothérapie passive : elle permet à des patients d’injecter des anticorps artificiels que l’on nomme « monoclonaux ».
    Ces derniers sont créés en laboratoire et permettant de repérer les cellules cancéreuses, mais également d’empêcher leur prolifération.
  • L’immunothérapie active : cette dernière est divisée en deux approches distinctes. La première est l’immunothérapie non spécifique : cela sert simplement à injecter au patient des produits immunologiques comme des molécules nommées cytokine ou du BCG, par exemple.

La deuxième est l’immunothérapie spécifique : cette dernière permet simplement de prélever une cellule cancéreuse, de la manipuler dans un laboratoire et de réinjecter cette dernière au patient lorsqu’elle est soignée.

Avec cette méthode, le but est que le système immunitaire décèle ce qu’est une souche saine et une souche cancéreuse.

L’immunothérapie : nouveau traitement anti-cancer ?

Le fonctionnement de l’immunothérapie n’est pas vraiment difficile à comprendre. En effet, lorsqu’un patient à un cancer, il possède deux sortes de cellule : des cellules saines, mais également des cellules cancéreuses.

Le système immunitaire se trouve donc affaiblis par cela, de manière générale.

L’immunothérapie sert simplement à injecter une sorte de code barre à l’intérieur du système immunitaire, pour que ce dernier puisse combattre les souches possédant ce dernier.

En d’autres termes, ce sera au virus lui-même de se combattre. Le système immunitaire protégera donc les cellules saines pour combattre celles qui ne le sont pas.

Les pistes de recherche pour booster nos défenses immunitaires

Néanmoins, il faut savoir que ce nouveau traitement n’est pas encore vraiment abouti. Certes, certaines personnes ont été soignées grâce à cela, mais il n’en reste pas moins qu’il existe des pistes de recherche qu’il ne faut pas négliger :

  • Il faut comprendre ce qu’est l’immunité « naturelle » anti-cancer : en effet, ce traitement n’est efficace que chez 30 % des personnes atteintes d’un cancer. Il faut donc essayer comprendre le système immunitaire en lui-même.
  • Améliorer également l’efficacité des anti-checkpoints : mais pour se faire, il faut surtout en savoir davantage sur le système immunitaire.
  • Il faut également explorer le rôle du microbiote intestinal dans l’efficacité des traitements.
  • Et le dernier point de recherche n’est autre que les effets secondaires, et comment réduire ces derniers également.

Comme vous pouvez le constater, l’immunothérapie peut vraiment être un excellent traitement. Encore faut-il que toutes les pistes de recherche soit achevées pour que cela soit encore plus efficace, à l’avenir !

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