Accueil Non classé la fournaise bientôt là …

la fournaise bientôt là …

0
0
60

3,5 milliards de personnes pourraient vivre dans des conditions climatiques quasi invivables d’ici à 50 ans

Sans action climatique, près de 20 % de la surface terrestre sera confrontée à des températures comparables à celles du Sahara contre moins de 1 % aujourd’hui, selon une étude publiée ce mardi dans la revue « PNAS ». L’Inde et le Nigeria seront alors les plus touchés. En France, la Guyane ne serait pas épargnée.

0603192067370_web_tete.jpg0603192067370_web_tete.jpg

L’Inde, qui est amenée à devenir le pays le plus peuplé du globe, figure parmi les pays les plus menacés par le réchauffement climatique dans les décennies à venir. (Adnan Abidi/REUTERS)

Publié le 4 mai 2020 à 21h00

Aujourd’hui, ils sont encore peu nombreux. Mais sans action climatique d’ampleur, près de 3,5 milliards d’êtres humains vivront dans des conditions de chaleur extrêmes d’ici à cinquante ans. Un tiers de l’humanité dans des régions plus chaudes que le désert du Sahara… C’est ce que révèle une nouvelle étude publiée ce mardi dans la très renommée revue scientifique « PNAS » , menée par cinq universitaires américains, européens et chinois.

En étudiant l’impressionnante masse d’informations démographiques et de données sur l’utilisation des terres et sur le climat, qui sont devenues disponibles ces dernières années, les chercheurs se sont demandé quelles étaient les conditions climatiques de la vie humaine au cours des derniers millénaires, puis ils ont examiné dans quelles régions ces conditions devraient se produire à l’avenir.

Résultats ? Les humains, tout comme la production de cultures et de bétail, sont en fait concentrés dans une bande climatique « étonnamment étroite », expliquent-ils : la plupart des habitants de la planète vivent dans des endroits où la température annuelle moyenne est d’environ 11 à 15°C, une « niche climatique ». Et ce, depuis 6.000 ans, en dépit de modes de vie radicalement bouleversés depuis la période mi-Holocène.

la fournaise bientôt là ... image

Des conditions quasi invivables

Mais tout pourrait changer si les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter et que rien n’est fait pour enrayer le phénomène. « En l’absence d’atténuation du changement climatique ou de migration humaine, la température ressentie par une personne devrait évoluer davantage au cours des prochaines décennies qu’elle ne l’a été au cours des six derniers millénaires », révèle l’étude, qui s’appuie notamment sur le scénario le plus pessimiste - celui du « business as usual » – des scientifiques du GIEC (estimation d’un réchauffement de l’ordre de 4,3°C en 2100).

Dans cinquante ans à peine, près de 20 % de la surface de la Terre pourrait être concernée par ces conditions climatiques que l’un des coauteurs, Jens-Christian Svenning de l’université danoise d’Aarhus, qualifie de « quasi invivables », contre 0,8 % actuellement. L’Inde, qui est amenée à devenir le pays le plus peuplé du globe, arrive en première ligne parmi les pays les plus menacés, devant le Nigeria.

Le Pakistan, l’Indonésie, le Soudan, le Niger, les Philippines et le Bangladesh seraient également très touchés. En France, la Guyane se retrouverait, elle aussi, hors de cette niche climatique. Tout n’est pas encore perdu, tempèrent les chercheurs. « La bonne nouvelle est que ces impacts peuvent être considérablement réduits si l’humanité réussit à freiner le réchauffement », indique ainsi Tim Lenton, directeur du Global Systems Institute de l’Université d’Exeter.

Leur approche pose aussi naturellement la question du rôle que peut jouer la redistribution des populations , soulignent les auteurs. « La migration peut avoir des effets bénéfiques sur les sociétés, notamment une stimulation de la recherche et de l’innovation. Mais, à plus grande échelle, elle provoque inévitablement des tensions, même maintenant, lorsqu’un nombre relativement modeste de 250 millions de personnes vivent en dehors de leur pays de naissance », préviennent-ils.

Muryel Jacque

 

D’ici à 2070, un tiers de l’humanité pourrait subir des températures quasi invivables

Par LEXPRESS.fr ,publié le 05/05/2020 à 12:33 , mis à jour à 23:10
Un tiers de l'humanité pourrait être confrontée à des températures aussi chaudes que dans le Sahara, d'ici à 2070.

Un tiers de l’humanité pourrait être confrontée à des températures aussi chaudes que dans le Sahara, d’ici à 2070.afp.com/FADEL SENNA

Selon une étude de la revue scientifique américaine PNAS, un tiers de la population mondiale pourrait vivre dans des régions plus chaudes que le Sahara dans 50 ans.

La Terra sera-t-elle bientôt inhabitable pour l’Homme ? Selon une étude internationale publiée lundi par la revue scientifique américaine PNAS, au rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre, un tiers de l’humanité pourrait connaître des températures quasi insupportables d’ici à 2070. Certains endroits deviendraient alors aussi chauds, voire plus, que le Sahara.

Selon cette équipe de chercheurs internationaux, les conditions climatiques extrêmes concernent aujourd’hui 0,8% de la surface terrestre, principalement dans le désert du Sahara. Mais selon le scénario annoncé, elles pourraient s’étendre jusqu’à 19% des terres, concernant alors 3,5 milliards de personnes, dans 50 ans. Des conditions hostiles à la survie et prospérité des humains.

Les zones les plus pauvres touchées

De grandes disparités existent néanmoins, et tout le monde ne sera pas exposé au même risque ou à la perspective d’un destin tragique. Selon l’étude, les zones qui seront les plus affectées sont celles qui sont actuellement les plus pauvres. Les pays les plus touchés démographiquement seraient ainsi l’Inde, le Nigéria, le Pakistan, l’Indonésie ou encore le Soudan.

D’autres pays ou zones insulaires – environ une centaine de territoires – devraient aussi subir le phénomène, ou du moins partiellement. À l’opposé, d’autres zones, comme l’Amérique du Nord, l’Europe, le sud de l’Afrique, la Russie ou encore la Chine, bénéficieront toujours de températures plus favorables. De quoi renforcer les inégalités.

« Cela souligne à quel point les régions tropicales vont être soumises à des climats nouveaux, sans analogue nulle part depuis des centaines de milliers d’années. Cela pose des questions sur les limites physiologiques humaines ou encore la capacité à sélectionner, adapter et transformer les cultures vivrières suffisamment vite », a déclaré au Monde Valérie Masson-Delmotte, coprésidente du groupe 1 du GIEC, qui n’a pas participé aux travaux. Un sombre scénario qui pourrait donc se réaliser pendant ce siècle en l’absence d’effort pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou l’utilisation d’énergies fossiles, en particulier le charbon.

 

Réchauffement climatique : les zones vivables pour l’Homme vont se restreindre

Réchauffement climatique : les zones vivables pour l'Homme vont se restreindre
© AntoineDésert près de Jaisalmer, en Inde, l’un des pays les plus menacé par les migrations dues au réchauffement climatique

Depuis environ 6 000 ans, l’Homme vit principalement dans les zones climatiques de la Terre où la température annuelle moyenne avoisine les 11-15°C. Mais avec la hausse de la température attendue à la surface de la planète, cette « niche climatique », où l’Homme a su prospérer, va se restreindre, selon une étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

L’équipe de chercheurs issus de plusieurs universités a démontré que le scénario « business as usual » du GIEC, qui correspond à un réchauffement de 4,3°C en 2100, va provoquer l’augmentation des zones extrêmement chaudes. Ces conditions climatiques extrêmes ne concernent actuellement que 0,8 % de la surface terrestre mondiale, principalement dans les parties les plus chaudes du désert du Sahara. Mais d’ici 2070, elles pourraient s’étendre à 19 % de la surface terrestre de la planète.

Cette réduction de la niche climatique de l’Homme, accompagnée d’un accroissement de la population mondiale, risque de provoquer des migrations majeures. Les pays les plus menacés sont l’Inde, où plus de 1,2 milliard de personnes vivraient dans des endroits aussi chauds que le Sahara, et le Nigéria, avec 485 millions de personnes. Si la France métropolitaine n’est pas concernée à cet horizon, les auteurs estiment que 240 000 personnes en Guyane française se retrouveront hors de la niche climatique.

« La bonne nouvelle est que ces impacts peuvent être considérablement réduits si l’humanité parvient à freiner le réchauffement climatique », expose Tim Lenton, co-auteur de l’étude. « Nos calculs montrent que chaque degré de réchauffement par rapport aux niveaux actuels correspond à environ un milliard de personnes se trouvant en dehors de la niche climatique ». Les résultats de cette étude indiquent que, sans action climatique, 3,5 milliards de personnes pourraient devoir se déplacer d’ici 2070. Il y aurait, de plus, une menace pour la production alimentaire. En effet, les cartes mondiales de la production agricole et les nouvelles zones soumises à des chaleurs extrêmes se chevauchent.

6_photoFlorence Roussel, journaliste
Rédactrice en Chef

  • l’eau un enjeu vital …

    La sécheresse menace déjà dans le Rhône et à Lyon : les nappes phréatiques à un niveau trè…
  • Les paradis perdus

    Dans ma veste de soie rose Je déambule morose Le crépuscule est grandiose Mais peut-être u…
  • urgence climatique

    Climat : cinq ans après l’Accord de Paris, l’ONU appelle le monde à «&nb…
Charger d'autres articles liés
  • l’eau un enjeu vital …

    La sécheresse menace déjà dans le Rhône et à Lyon : les nappes phréatiques à un niveau trè…
  • Les paradis perdus

    Dans ma veste de soie rose Je déambule morose Le crépuscule est grandiose Mais peut-être u…
  • urgence climatique

    Climat : cinq ans après l’Accord de Paris, l’ONU appelle le monde à «&nb…
Charger d'autres écrits par aurelienpastordiez
  • l’eau un enjeu vital …

    La sécheresse menace déjà dans le Rhône et à Lyon : les nappes phréatiques à un niveau trè…
  • Les paradis perdus

    Dans ma veste de soie rose Je déambule morose Le crépuscule est grandiose Mais peut-être u…
  • urgence climatique

    Climat : cinq ans après l’Accord de Paris, l’ONU appelle le monde à «&nb…
Charger d'autres écrits dans Non classé

Laisser un commentaire

Consulter aussi

projet némésis

  …