bienvenue à toi ... métal, vélo et forêt

"J’avais vu mourir trop de monde pendant cinq ans pour ne pas imaginer facilement la mort d’Elzéard Bouffier, d’autant que, lorsqu’on en a vingt, on considère les hommes de cinquante comme des vieillards à qui il ne reste plus qu’à mourir. Il n’était pas mort."

22 mars 2019 ~ 0 Commentaire

le mammifère marin le plus menacé d’extinction de la planète

Il n’existe plus que 10 marsouins du Pacifique dans le monde

Le marsouin du Pacifique, le plus petit des cétacés, est le mammifère marin le plus menacé d’extinction de la planète. On en compte actuellement plus qu’une dizaine à l’état sauvage.

Un marsouin en captivité au dolphinarium de Wuhan en Chine le 10 novembre 2018
Un marsouin en captivité au dolphinarium de Wuhan en Chine le 10 novembre 2018Crédit : JOHANNES EISELE / AFP
cassandre 
Cassandre JeanninJournaliste
PUBLIÉ LE 22/03/2019 À 16:34

10, c’est le triste nombre de marsouins du Pacifique, aussi appelés « vaquita », qu’il reste dans le monde. L’animal détient aujourd’hui deux records, dont l’un bien triste. Il est le plus petit cétacé du monde mais aussi le mammifère marin le plus menacé d’extinction de la planète.

D’après un rapport du Comité international pour la sauvegarde de la vaquita (CIRVA), les marsouins du Pacifique ont vu leur population décliner de 98% depuis 2011, et être divisée par deux rien qu’en 2018. Le Comité estime qu’il reste une dizaine d’individus, au maximum 22 et au minimum 6 dans une zone très restreinte du Golfe de Californie (Mexique), leur habitat historique. Ils étaient 600 en 1997.

Il y a quelques jours, l’organisation environnementale Sea Sheperd avait découvert une carcasse de vaquita en état de décomposition avancée prise dans un filet. Telle est la cause principale de leur disparition progressive. Les marsouins du Pacifique sont tués par les filets maillants utilisés pour pêcher illégalement le totoaba, un poisson également classé en danger critique d’extinction et proie d’un trafic vers la Chine.

Photo d'un marsouin, retrouvé mort, prise par l'Organisation environnementale Sea Sheperd le 14 mars 2019
Photo d’un marsouin, retrouvé mort, prise par l’Organisation environnementale Sea Sheperd le 14 mars 2019Crédit : MEXICO – CONSERVATION – VAQUITA – DEAD

Il reste encore un espoir de les sauver

Entre janvier et mai 2018, 400 filets ont été découverts dans le nord du Golfe de Californie, dont une partie à l’intérieur du refuge des vaquitas. Le CIRVA presse le gouvernement mexicain à se montrer intraitable contre les trafiquants du totoaba et rappelle que les marsouins du Pacifique peuvent encore être sauvés. Selon le Comité, les individus restants sont en bonne santé et continuent à se reproduire.

22 mars 2019 ~ 0 Commentaire

sanctuaire pour abeilles face au déclin …

Morgan Freeman transforme son ranch en sanctuaire pour abeilles

>Environnement|Delphine Perez| 22 mars 2019, 14h47 | MAJ : 22 mars 2019, 16h12 |0
sanctuaire pour abeilles face au déclin ... 8037579_c4b5ed40-4ca2-11e9-983a-df4f404eddc3-1_1000x625
« Je participe à cet effort commun de ramener des abeilles sur notre planète », a expliqué l’acteur américain Morgan Freeman. AFP

L’acteur de «Seven», 81 ans, a importé 26 ruches de l’Arkansas dans sa propriété du Mississipi.

A 81 ans, Morgan Freeman est un acteur de légende et désormais un apiculteur. Son implication dans l’écologie l’a conduit à transformer son ranch de 50 hectares dans le Mississippi en refuge pour abeilles.

Morgan Freeman a parlé de sa très récente expérience sur le plateau de Jimmy Fallon, alors que le déclin des insectes pollinisateurs s’accélère, « Je participe à cet effort commun de ramener des abeilles sur notre planète. Nous ne réalisons pas qu’elles sont à la base de la croissance végétale sur la planète ».

 

L’acteur hollywoodien a importé 26 ruches de l’Arkansas, qu’il nourrit sans protection, avec de l’eau et du sucre. Il a aussi planté des arbres et des plantes qui correspondent aux abeilles comme les Magnolias, de la lavande et des trèfles.

« L’hypothèse d’un stress multiple »

Le déclin des populations d’abeilles en Europe et aux Etats-Unis est une réalité documentée depuis 1995. Alors que 3 % à 5 % des abeilles mouraient au sortir de l’hiver, ce chiffre est monté à 30 % en une vingtaine d’années, souligne l’Unaf. Avec des conséquences potentiellement dramatiques, un tiers de notre alimentation dépendant de l’action pollinisatrice des abeilles. Sans elles, plus de tomates, de fraises ou de concombres !

Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder). Subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. En France, les apiculteurs pointent du doigt les effets dévastateurs des pesticides, comme les néonicotinoïdes, dont l’emploi sera interdit en France à compter du 1er septembre.

 

LIRE AUSSI >L’extinction des insectes, pire déclin d’une espèce depuis les dinosaures

Mais « plus on avance, plus on s’oriente vers l’hypothèse d’un stress multiple causé par plusieurs facteurs combinés », souligne David Biron, parasitologue, dans une publication de l’INRA. Les maladies, le manque de diversité agricole, les prédateurs et le changement climatique sont autant de facteurs qui affaiblissent l’espèce.

La conscience écologique de Morgan Freeman a émergé il y a plusieurs années. En 2014, pour le Somment des Nations-Unis sur le climat, il prenait la parole et diffusait en ouverture l’un de ses court-métrages sur la nécessité de changer nos habitudes pour la planète.

 

La prochaine fois que vous verrez une abeille bourdonner autour de vous, rappelez-vous que la plupart des aliments que nous consommons sont obtenus grâce à la pollinisation
naturelle des insectes. Cette pollinisation
dite « entomophile » constitue un service écosystémique clé que nous fournissent les abeilles et d’autres pollinisateurs.

 

rapport sur le déclin des abeilles :

https://cdn.greenpeace.fr/site/uploads/2017/03/le-declin-des-abeilles.pdf?_ga=2.252365248.812113587.1553272497-157753785.1553272497

 

"Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait
plus que quelques années à vivre. "
C’est l’une des versions de
la phrase attribuée à Albert Einstein.

Oui bon, c’est peut-être un peu exagéré. Quoique…sans les abeilles, l’équilibre écologique serait gravement menacé. «Si nos abeilles sont condamnées, notre planète l’est également» affirme Jacques Rémiller faisant écho à la fameuse prédiction d’Einstein. Le député-maire UMP d’Isère est à l’origine d’une commission d’enquête à l’Assemblée nationale sur «les causes de la surmortalité des abeilles dans les ruchers français », initiative soutenue par 40 députés.

Les abeilles, essentielles à la vie sur Terre

En effet, les abeilles ont un rôle essentiel pour la survie des végétaux depuis 50 millions d’années.abeilles mortes

  • Ce sont quelque 20 000 végétaux, dont 40 % de plantes cultivées comme les fruits, légumes ou oléagineux, qui ne vivent que s’ils sont pollinisés par les abeilles. Or, depuis plus de 10 ans, c’est l’hécatombe chez les abeilles du monde entier.
  • Selon l’INRA, la production de 84 % des espèces cultivées en Europe dépend directement des pollinisateurs, qui sont à plus de 90 % des abeilles domestiques et sauvages !
  • Depuis 10 ans, l’apiculture traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. En France, un tiers des colonies disparait chaque année depuis 1995 et 1.500 apiculteurs, amateurs et professionnels, cessent leur activité ce qui menacerait au total 5.000 emplois.

La cause de la disparition des abeilles

 

abeille.11800747451-150x150 abeille

  • On a découvert que les abeilles sont toxico-sensibles et donc plus vulnérables que la plupart des autres insectes aux pesticides. C’est confirmé par le séquençage complet de leur génome réalisé par une équipe de chercheurs internationaux au Texas. 

Contrairement à la mouche drosophile qui, par exemple, avec 20 gènesde détoxification résiste plutôt bien aux insecticides, l’abeille, avec son unique gène de détoxification, est très sensible aux polluants chimiques.

L’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) qui étudie la mortalité des insectes a mené une enquête qui souligne les causes multifactorielles de la surmortalité des abeilles (parasites Varroa, problème de biodiversité lié au manque de pollen, produits chimiques).

Les pesticides tueraient les abeilles

En France, le Gaucho de Bayer et le Régent de BASF, deux insecticides accusés de ravager les abeilles, ont été interdits en 2006 mais malgré tout l’hécatombe se poursuit dans les ruches.

On ne sait pas bien pourquoi et cela est très préoccupant. Certains apiculteurs soupçonnent que les pesticides toujours utilisés par l’agriculture sont à l’origine de ce qu’on appelle désormais le « syndrome d’effondrement des colonies », maladie dont on ne sait pas encore grand-chose. (BASF aime les abeilles ? ou les tue ?)

Abeille_sur_une_fleur_de_bourrache_(by) apicultureAux USA, le nombre d’abeilles a chuté à ce qu’il était en 1939, première année des statistiques américaines. Des mites exotiques ont dévasté les colonies et les apiculteurs n’arrivent pas à augmenter leurs populations d’abeilles. Pourtant un véritable business s’est développé autour de la location de colonies d’abeilles.

Chaque hiver, des milliers de ruches sont transportées de partout aux Etats-Unis, du Dakota à la Floride, pour la pollinisation des vergers d’amandiers en Californie.

Près des ¾ des abeilles commerciales américaines sont destinées aux amandiers californiens. Elles servent à recueillir le pollen des fleurs d’un arbre pour le déposer sur les fleurs d’un autre ; ce qu’elles sont seules à pouvoir faire.

Chaque hiver, 2200 semi remorques pleines de ruches soit 10 milliards d’abeilles sont amenées en Californie à un prix d’environ 140 € par ruche et à raison de 4 à 6 ruches par hectare. La location pour pollinisation est devenue le premier métier des apiculteurs américains devant la production de miel.

Et cela ne risque pas de changer car les besoins – et donc les prix – augmentent, favorisés par le fait que les abeilles, dont la population décline, sont très demandées en hiver, époque à laquelle elles devraient hiberner, serrées les unes contre les autres dans la ruche.

Le frelon asiatique et une mouche parasite en cause

Récemment, d’autres explications ont été données quant à la disparition des abeilles.

  • Le frelon asiatique est montré du doigt. Cet insecte venu de l’étranger est un prédateur féroce pour les abeilles puisqu’il se nourrit de leurs larves. On estime qu’il suffit de dix frelons asiatiques pour décimer une ruche entière (voir notre article : le frelon asiatique, le prédateur de nos abeilles)
  • Une mouche parasite est également mise en cause depuis peu. Une étude américaine publiée en janvier 2012 a en effet mis en lumière le rôle néfaste de la mouche Apocephalus borealis. Cette dernière parviendrait à pondre sur l’abdomen de l’abeille ses oeufs. Une fois cela fait, les chercheurs ont observé que l’abeille « infectée » serait désorientée et sortirait de la ruche la nuit jusqu’à mourir .

21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

la banalité de la délinquance routière

 

Sécurité routière : comment les assureurs traquent les automobilistes non-assurés

 06h51, le 21 mars 2019 , modifié à 07h25, le 21 mars 2019

Le coût des indemnisations liées aux accidents impliquant des conducteurs non-assurés a augmenté de 32% en cinq ans. Un fléau que les assureurs s’efforcent de combattre avec leurs moyens.

C’est un problème de sécurité routière dont on parle peu : en 2018, plus de 30.000 accidents de la route impliquaient un conducteur non-assuré ou s’étant enfui ont été recensés. Dans ces cas-là, c’est le Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO) qui indemnise les victimes, un organisme public qui doit supporter le coût de cette explosion du nombre de non-assurés : 119 millions d’euros l’an dernier, un chiffre en hausse de 32% en cinq ans.

Création d’un fichier des non-assurés. Les assureurs, qui financent ce fonds de garantie, cherchent des solutions pour réduire le coût. Ils sont donc en train d’élaborer leurs réponses en fonction des profils des non-assurés. Première catégorie ciblée : les délinquants routiers ou les négligents qui oublient de payer leur prime d’assurance. Le but est de les sensibiliser afin de les pousser à s’assurer.

 

Mais pour y parvenir, encore faut-il les repérer.  »Une étape très importante a été franchie au début de l’année avec la mise en place, pour la première fois, d’un fichier des véhicules assurés. Ce fichier va être confronté à celui de l’ensemble des véhicules immatriculés. La différence entre les deux nous donnera la liste des véhicules non-assurés »", explique à Europe 1 Julien Rencki, directeur général du Fonds de garantie. À ce moment-là, il deviendra possible d’envoyer des courriers ciblés pour montrer aux non-assurés que leur identité est connue, et qu’ils sont hors-la-loi.

Cibler les jeunes. L’autre levier d’action concerne les jeunes conducteurs. Exemple : le garçon de 18 ans qui vient d’avoir le permis et qui s’achète une voiture. Comme il doit payer très cher son assurance en tant que primo acquéreur, et bien il y renonce. Pour résoudre le problème, certains assureurs commencent à penser à une baisse des tarifs jeunes conducteurs. Il y a urgence : la moitié des responsables d’accidents qui roulent sans assurance ont moins de 30 ans.

 

Accidenté avec une alcoolémie de 2,63 grammes : « J’ai eu un trou noir. Mais ça n’a rien à voir avec l’alcool »

Accidenté avec une alcoolémie de 2,63 grammes : "J’ai eu un trou noir. Mais ça n’a rien à voir avec l’alcool"

Même si avec 26 décès, le nombre de morts sur les routes euréliennes en 2018 a été inférieur par rapport à l’année précédente, où 44 personnes avaient péri, la consigne du parquet aux policiers et aux gendarmes du département est claire. « Tolérance zéro », assène la procureur de la République, mardi 26 février, à l’audience du tribunal consacrée aux délits routiers.

« Mais vous savez qu’on ne peut pas prendre le volant après avoir bu ? »

Elle assure que les contrôles seront encore renforcés. « En 2018, policiers et gendarmes ont effectué un peu plus de 128.000 contrôles d’alcoolémie sur le département, et environ 4.000 contrôles de dépistages de stupéfiants sur les conducteurs. »

Mardi, ils étaient vingt-huit à devoir s’expliquer devant le tribunal. La plupart pour conduite sous l’empire d’un état alcoolique ou de drogues, avec parfois, des explications ubuesques, comme ce sexagénaire au visage rougeaud. Dans l’après-midi du 1er juin, il circule au Boullay-les-Deux-Églises, au volant de sa voiture. Sur le siège passager, à ses côtés, son frère s’inquiète : « Tu roules un peu trop vite. Tu devrais ralentir. » Un conseil ignoré par le conducteur qui finit par perdre le contrôle de sa voiture.

Quinze conducteurs contrôlés positifs 

Après une sortie de route, elle percute violemment un poteau électrique. Le frère est grièvement blessé, avec des fractures des côtes, d’un poignet et de l’épaule gauche et un pneumothorax en prime. Le conducteur avait 2,63 grammes d’alcool dans le sang. Vautré sur la barre du tribunal, le retraité bredouille. « J’ai eu un trou noir. Mais ça n’a rien à voir avec l’alcool. »

La présidente de l’audience insiste : « Mais vous savez qu’on ne peut pas prendre le volant après avoir bu ? » Réponse étonnée du sexagénaire : « Ah bon ? »
Après les réquisitions de la procureure, réclamant une peine de prison ferme, la présidente donne la parole, en dernier, au conducteur. « J’ai mis personne en danger », assure-t-il. C’est au tour de la magistrate de s’étonner. « Ah bon ? »
Il est condamné à dix mois de prison avec sursis et son permis est suspendu pendant huit mois.

« Avec vos contrôles, vous me faites perdre mon temps »

Un autre délinquant de la route, pourtant concerné par trois dossiers, n’a pas daigné venir s’expliquer devant le tribunal. Jusqu’à présent, ce Mainvillois de 20 ans, n’avait jamais eu de problèmes avec la justice. Le 16 juin, les policiers chartrains croisent sa voiture. Ils remarquent qu’à l’intérieur, il y a trop de passagers dans l’automobile. Ils font demi-tour et interceptent le véhicule. Le Mainvillois prend très mal le contrôle.

Les gendarmes multiplient les contrôles sur les routes d’Eure-et-Loir

« Vous me faites perdre mon temps », lance-t-il aux policiers, avant de les outrager. Les policiers découvrent quelques grammes de résine de cannabis dans la voiture. Comme il refuse les contrôles d’alcoolémie et de stupéfiants, son permis est suspendu par la préfecture pour six mois. Une suspension qui ne l’empêche pas d’être de nouveau contrôlé au Coudray, six jours après, au volant de sa voiture. Une nouvelle fois, une barrette de résine de cannabis est découverte.

Enfin, le soir du 10 octobre, il est de nouveau contrôlé, toujours sans permis, au volant d’une nouvelle voiture, qu’il venait d’acheter une heure auparavant. Il est condamné, pour une dizaine d’infractions, à huit mois de prison avec sursis et à l’annulation de son permis.

Jacques Joannopoulos

 

Longuyon : le délinquant routier dépasse les 33 condamnations

Yeux rougis par les larmes, Ludovic pénètre dans le box. Jugé en comparution immédiate ce jeudi au TGI de Briey, il a roulé une nouvelle fois sans permis et en état d’ivresse. Dans l’après-midi du 13 janvier, à Longuyon.

Du moins, on suppose que l’intéressé était ivre. Car les gendarmes n’ont pu vérifier son taux à l’éthylomètre. Et pour cause : le prévenu a profité de la fraîcheur de ses 25 ans pour prendre la fuite à pied après avoir soufflé dans l’éthylotest*. Les pandores n’ont jamais pu le rattraper : il s’était caché dans une cage d’escalier. Avant de se faire cueillir le lendemain, chez lui, par les gros bras du Psig.

« J’avais juste bu trois bières », plaide le Longuyonnais, qui conduisait l’auto de son cousin, lequel avait bu aussi. Pour le reste, pas grand-chose à dire sur celui qui compte déjà… 33 condamnations. Lui-même ne se fait pas d’illusions. « Je sais que je vais retourner en prison », souffle-t-il, poursuivi aussi pour refus de se soumettre à l’éthylomètre. Ce que conteste Me  Thomas Kremser. Pour lui, ce chef d’inculpation ne tient pas la route, juridiquement parlant. « Le refus suppose que le mis en cause réponde par la négative au contrôle par l’éthylomètre et que ce refus soit mentionné dans le procès-verbal. Or, on n’a rien. »

Même chose pour l’état d’ivresse manifeste : « Il ne suffit pas d’un éthylotest positif. Il faut des indices laissant à penser que le conducteur était ivre : yeux rouges, haleine, propos incohérents. Mais là non plus, aucune indication dans le dossier. Les gendarmes n’écrivent pas que la voiture zigzaguait, que mon client avait un comportement anormal. » L’avocat réclame donc la relaxe pour ces deux chefs et l’indulgence pour la conduite sans permis. « L’amener huit mois en prison ne fera pas de lui un homme meilleur. »

Ce sera tout de même la peine retenue contre le prévenu. Comme le souhaitait le parquet. Au grand désespoir de la mère et de la copine de Ludovic. « Je peux leur dire bonjour ? », demande-t-il, avant d’être conduit en détention.

L’éthylotest dit juste si l’on est positif (ou non) à l’alcool. L’éthylomètre indique ensuite le taux.

G. I.

 

Tribunal de Briey : 47e condamnation pour le délinquant routier

C’est un peu le routard de la délinquance routière : Monténégro, Allemagne, Luxembourg et… France. Un homme a été jugé lundi pour avoir une énième fois roulé ivre. Ce n’était pas son seul écart de conduite…

« Bonjour », sourit Eldin, en opinant du chef. Son week-end en prison n’a visiblement pas traumatisé le prévenu, jugé lundi en comparution immédiate au tribunal de Briey. Il faut dire que ce tout jeune trentenaire, fraîchement papa depuis quatre mois, n’en est pas à son premier passage en détention.

Ce Luxembourgeois d’adoption, né en Bosnie-Herzégovine, a un casier aussi long que la liste d’équipements d’une voiture de luxe : 46 condamnations ! Un seul précédent délit chez nous, sur la terre des droits de l’Homme, mais 15 autres en Allemagne et 30 au Grand-Duché. Eldin fait l’objet aussi d’un mandat d’arrêt au Monténégro : il y a causé un accident ayant coûté la vie à un cousin.

 

Une bouteille de whisky dans le corps

Ayant trouvé refuge depuis peu en France, le prévenu se fait contrôler dans la soirée de jeudi par les policiers à Homécourt, ville où il vient d’acheter une maison avec sa compagne. Présentant les signes de l’ivresse, le conducteur dit être policier au Luxembourg et présente un permis de conduire… slovène. Le temps que les vrais agents vérifient, Eldin redémarre et disparaît dans la nuit.

C’est pour mieux le retrouver deux heures plus tard. Il vient d’avoir… un accident à quelques kilomètres de là, à Labry. Cette fois, aucun mal à mettre la main sur le mis en cause. On retrouve dans son véhicule plusieurs faux documents, dont deux cartes d’identité croate et slovène. « J’ai tout acheté à Paris pour 250 € », souffle Eldin depuis le box. Et s’il a voulu échapper au contrôle de police cette nuit-là, c’est parce qu’il est retombé dans les travers de l’alcool. Lui qui a suivi des traitements à travers son parcours chaotique en Europe. « Ce soir-là, il avait une bouteille de whisky complète dans le corps », éclaire son avocat. Me  Genoux insiste surtout sur le fait que « l’alcoolisme est une maladie ». Quand son client ne boit pas, il est un conjoint aimant, un papa exemplaire. En témoigne aussi son parcours professionnel rectiligne : gérant de société au Grand-Duché, il gagne 35 000 € par an. « La prison ne lui viendra pas en aide », appuie le conseil.

Sa peine sera aménagée

Ce n’est pas l’avis du parquet qui rappelle « la demande d’extradition lancée par les autorités du Monténégro (pour l’homicide involontaire ; la demande en question est en cours d’examen, NDLR), où il a été condamné à 3,5 ans de prison. Et à chaque fois qu’il connaît des soucis dans un pays, il plie bagage et file à un autre endroit ». Au final, Eldin écope d’un mois ferme et de trois mois avec sursis mise à l’épreuve. Mais la peine ferme est aménagée, c’est-à-dire que l’intéressé n’est pas retourné en prison ce lundi. Par contre, à la prochaine incartade… « Je vous promets : vous ne me reverrez plus ici ! »

G. I.

 

En France 800 000 véhicules roulants ne sont pas assurés.

On estime à environ un million de personnes qui roulent sans permis.

Les délits de fuite après un accident, ont augmenté de façon très importante ces dernières années.

La délinquance routière est en très nette progression en France.

75 000 personnes par an sont blessés et mutilés lors d’accidents routiers.

3500 personnes perdent la vie

sentiment d’impunité ?

Loire-Atlantique: Sans permis et ivre, il enchaîne les infractions avec son bébé à bord

FAITS DIVERS  Un Nantais de 36 ans, qui tentait de se substituer à un contrôle, a été interpellé par les gendarmes

Julie Urbach 22/03/2019
Illustration d'un bébé en voiture

Jeudi, vers 21h30, les gendarmes de Loire-Atlantique sont tombés sur un chauffard qui n’a pas fait les choses à moitié. Aperçu aux abords de la commune de Fercé (au nord du département) avec un téléphone portable à la main, le conducteur a été enjoint de s’arrêter sur le bord de la route. Mais le contrôle ne s’est pas passé comme prévu.

Il n’avait jamais passé le permis

Selon la gendarmerie, ce Nantais de 36 ans a tenté de fuir et s’est lancé dans une course-poursuite d’environ 3 km. Lors de son interpellation, les militaires n’ont pas pu contrôler son permis et pour cause : ce père de famille, positif aux stupéfiants et alcoolisé au moment des faits (près d’1g d’alcool) ne l’a jamais passé.

Comme si ça ne suffisait pas, les gendarmes ont découvert que cet homme n’était pas seul dans le véhicule. A l’arrière se trouvait son fils âgé d’un an, et le bébé était mal attaché, indique la gendarmerie. Par ailleurs, la voiture n’était pas assurée.

21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

EBOLA

Une nouvelle approche contre l’épidémie d’Ebola en RDC

EBOLA 2019-03-14t160046z_867320693_rc173ce3fc40_rtrmadp_3_health-ebola-congo_0
L’épidémie de fièvre Ebola qui sévit dans l’est de la République démocratique du Congo a tué plus de 600 personnes depuis qu’elle a été déclarée le 1er août 2018.
© REUTERS/Olivia Acland

Par Simon Rozé Publié le 19-03-2019 Modifié le 19-03-2019 à 14:30

Plus de sept mois après son début, le bilan de l’épidémie d’Ebola qui frappe le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC) vient de dépasser les 600 morts. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) juge pourtant l’épidémie contenue, et envisage même d’en voir la fin dans six mois. Un objectif réalisable mais qui nécessite cependant un changement d’approche.

Chaque jour, les nouveaux cas d’Ebola en RDC se comptent sur les doigts d’une main. Clairement, un pic est passé, ce qui pousse l’OMS à déclarer l’épidémie comme « contenue ». Pour de nombreux observateurs, l’usage de ce terme est sans doute un peu prématuré. « L’épidémie n’est pas sous contrôle », estime ainsi la docteure Natalie Roberts. La responsable des urgences de Médecins sans frontières Paris revient tout juste du Nord-Kivu. Elle fait le parallèle avec l’épidémie qui a frappé l’Afrique de l’Ouest : « Il y a un risque aujourd’hui de voir une flambée et beaucoup plus de cas. Notre but est de comprendre quels sont les facteurs de risque et éviter ce qu’on a vu en Afrique de l’Ouest. L’épidémie semblait alors contenue, mais ça a précédé une telle flambée. En RDC, on ne comprend toujours pas pourquoi et comment les gens attrapent Ebola. »

Au cours de son séjour, Natalie Roberts a cependant pu observer la situation, ce qui l’amène à formuler plusieurs hypothèses. Les transmissions nosocomiales à l’hôpital sont ainsi en haut de sa liste, tout comme ce qu’on appelle la chaîne de contamination : les contacts qu’a une personne malade avec son entourage. Il faut parvenir à remonter ce fil. « Quand un cas est identifié dans une famille, nos équipes arrivent pour identifier les contacts », explique Jean-Christophe Shako. Le coordinateur de la riposte contre la maladie fait ce travail tous les jours à Butembo. « Tous les contacts sont listés, vaccinés. On décontamine ensuite la structure, on fait le ménage. On suit surtout tous les contacts pendant vingt et un jours. » Un travail de longue haleine et le médecin constate régulièrement la réticence de la population, ce qui complique encore plus la tâche, avec potentiellement de graves conséquences. « Si ces opérations ne sont pas réalisées, des contacts vont développer la maladie. C’est ce qui nous cause des problèmes maintenant. »

Aller plus vite dans la prise en charge

Ebola est en effet une maladie effrayante, et le premier réflexe n’est pas d’aller dans un centre Ebola dès l’apparition des premiers symptômes. Les malades vont tout simplement à l’hôpital le plus proche. Cela a deux effets pervers : l’augmentation des infections nosocomiales évoquées par Natalie Roberts, mais également une perte de temps cruciale. La docteure estime ainsi qu’en moyenne les malades se rendent dans trois centres de soins différents avant d’aller dans une structure Ebola.

Pour y remédier, l’idée est donc de changer d’approche et de tendre vers une plus grande intégration de la chaîne de traitement Ebola dans les structures déjà existantes. A Lubero, par exemple, « il n’y a pas de centre Ebola, nous n’avons que l’hôpital général de référence », explique le docteur Grégoire Tshilongo, de MSF. « Tous les malades passent par là, il n’y a qu’un seul triage. Nous avons une salle d’isolement pour tous les cas suspects. On peut les y garder et faire les prélèvements. » Si le test est positif, le patient est orienté dans un parcours spécifique Ebola. S’il est négatif, il est traité dans l’hôpital.

Pour MSF, cette approche a plusieurs avantages. Il n’y a tout d’abord plus de perte de temps dans la prise en charge de la maladie : le malade a accès au dépistage dès son entrée dans le parcours de soin. La mise en place de salles d’isolement dans un hôpital général limite également les risques d’infections nosocomiales.

Il faudrait cependant généraliser ce dispositif pour pouvoir doter chaque centre de santé de la région de personnel et d’infrastructures à même d’être en contact avec la maladie. L’Organisation mondiale de la santé semble vouloir aller dans ce sens. « Notre priorité doit-être l’action avec les communautés en renforçant leurs capacités à faire face à l’épidémie », explique Tedros Ghebreyesus Adhanom, le directeur général de l’OMS. « Je suis parfaitement d’accord avec MSF sur ce plan, cela fait désormais partie de notre stratégie. »

Un contexte sécuritaire instable

La fin de l’épidémie est donc envisageable. Il faudra cependant passer outre le risque sécuritaire : « Dans cette région, il y a des conflits armés depuis de nombreuses décennies et les communautés sont toujours prudentes », poursuit le patron de l’OMS, qui met en garde contre le risque que l’épidémie reparte à la hausse « si la situation sécuritaire continue de se détériorer. »

■ LIRE AUSSI : Ebola: Repères pour comprendre l’épidémie en RDC

 

 

 

Ebola: Repères pour comprendre l’épidémie en RDC

Pour la neuvième fois depuis sa découverte en 1976, le virus Ebola sévit en République démocratique du Congo. Si les épisodes précédents ont majoritairement affecté des régions rurales et ont été rapidement circonscrits, l’épidémie actuelle qui s’est déclarée à Bikoro au nord-ouest du pays, près de la frontière avec le Congo-Brazzaville risque de s’étendre en zone urbaine. Le 17 mai 2018, un premier cas identifié dans la ville de Mbandaka, ville de plus d’un million d’habitants, a alarmé l’OMS qui a renforcé les mesures pour arrêter la propagation du virus et mis en place une campagne de vaccination expérimentale anti-Ebola des populations à haut risque.
Par Véronique Barral -
Première publication le 25/05/2018
EM Image: Infographie Repères pour comprendre l’épidémie Ebola en RDC

21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

Des virus venus des égouts capables de tuer les bactéries résistantes aux antibiotiques

Des virus venus des égouts capables de tuer les bactéries résistantes aux antibiotiques

La France commence timidement à autoriser ce type de traitements avec des virus phages.

  • AFP
"Les phages viennent se coller sur les bactéries et les tuent de l'intérieur".

TEREX VIA GETTY IMAGES
« Les phages viennent se coller sur les bactéries et les tuent de l’intérieur ».

SANTÉ – Après deux ans de traitements délivrés au compte-gouttes pour des patients en situation désespérée, la France semble s’engager de façon plus déterminée dans l’utilisation des phages, ces virus venant des égouts capables de tuer les bactéries multirésistantes.

Naturellement présents dans l’eau, « les phages viennent se coller sur les bactéries et les tuent de l’intérieur ». Ce sont des armes de « destruction massive de la bactérie », explique le Pr Frédéric Laurent, chef du service bactériologie de l’Hôpital de la Croix-Rousse à Lyon où l’AFP a pu suivre un traitement exceptionnel par phages.

Ces virus ont été découverts en 1917 par le franco-canadien Félix d’Hérelle, collaborateur de l’Institut Pasteur, après des observations près du Gange, où le choléra disparaissait par endroits. Si les pays occidentaux les ont vite abandonnés avec l’émergence des antibiotiques, les pays de l’Est les utilisent toujours en médecine traditionnelle, Géorgie en tête.

Un espoir immense

Aujourd’hui, la France, les Etats-Unis ou la Belgique s’y remettent doucement. Les phages représentent en effet un espoir immense face aux infections résistantes aux antibiotiques, de plus en plus fréquentes. Notamment avec le vieillissement de la population et le recours croissant aux prothèses de hanche ou de genou (plus de 200.000/an en France).

« Lorsqu’on pose une prothèse, il y a un risque incompressible de 1 à 2% de développer une infection, qui monte même à 30% pour certains patients », souligne le Pr Tristan Ferry, spécialiste des infections ostéoarticulaires à la Croix-Rousse, à la tête d’une équipe de recherche clinique sur les phages.

Depuis 2016, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a accompagné une vingtaine d’administrations de phages à titre « compassionnel », en ultime recours. Désormais, elle souhaite aller plus loin, convaincue que les phages représentent « une alternative aux antibiotiques à creuser ».

Si les résultats sur les patients déjà traités sont globalement satisfaisants, une étude sur les brûlures infectées (PhagoBurn) aboutit à des conclusions plus mitigées.

« Il faut maintenant faire des essais cliniques pour avoir des données consolidées », souligne Caroline Semaille, responsable de la direction des médicaments anti-infectieux de l’ANSM, qui convoque jeudi pour la deuxième fois les spécialistes du dossier.

S’approvisionner en Géorgie

Dès cette année, l’ANSM compte délivrer des autorisations temporaires d’utilisation (ATU), première étape avant une autorisation de mise sur le marché. Un « tournant », confirme Caroline Semaille. « C’est une bonne nouvelle mais il ne faut pas qu’elles soient délivrées au compte-gouttes », plaide Christophe Novou Dit Picot, fondateur de Phages sans frontières.

« Je ne comprends pas pourquoi ça ne revient pas plus vite sur le devant de la scène. Les gens qui demandent des phages n’ont plus de temps: ils risquent soit la mort, soit l’amputation. Qu’est-ce qu’on perd à leur faire essayer les phages? », argue cet homme dont la jambe, opérée 49 fois, a été sauvée par ces virus.

Avec son association, il aide des patients à obtenir des phages en Géorgie, un voyage qui coûte minimum 6.000 euros. Mais, alerte-t-il, si la phagothérapie ne se développe pas plus rapidement, un marché parallèle risque de se former sur Internet.

Un risque d’autant plus important qu’un phage mal reproduit peut tuer. « Produire des bactériophages de qualité est complexe et coûteux. Les phages géorgiens ne sont pas utilisables ici, car pas assez purifiés », insiste le Pr Ferry.

En France, une start-up, Pherecydes Pharma, planche depuis dix ans sur des phages capables de soigner les staphylocoques dorés, Pseudomonas aeruginosa, et bientôt E.coli. Aux Etats-Unis, AmpliPhi Biosciences s’est lancée. Mais pour l’instant, aucun grand laboratoire. Car les phages ne sont pas brevetables, contrairement aux antibiotiques.

D’autres usages sont espérés ardemment: pour les pieds des diabétiques, qu’il faut parfois amputer, ou les infections respiratoires à répétition des malades de la mucoviscidose. Et certains se prennent même à rêver de voir un jour les phages prescrits pour des infections banales, urinaires ou digestives. Restera à éviter de reproduire les mêmes erreurs car une bactérie peut aussi devenir phagorésistante…

21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

«Gilets jaunes»: La facture des dégradations s’élèverait à 200 millions d’euros

«Gilets jaunes»: La facture des dégradations s’élèverait à 200 millions d’euros

DEGRADATIONS  Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a par ailleurs souligné un «impact direct et de court terme sur la croissance française» du mouvement

20 Minutes avec AFP

Publié le 21/03/19 à 03h59 — Mis à jour le 21/03/19 à 03h59

Un kiosque à journaux brûlé lors de l'acte 18 des "gilets jaunes", le 16 mars 2019.
Un kiosque à journaux brûlé lors de l’acte 18 des « gilets jaunes », le 16 mars 2019. — Lionel Urman/SIPA

Les dégradations commises durant les manifestations des « gilets jaunes » s’élèvent désormais à 200 millions, après la prise en compte de celles de l’acte 18 du mouvement, a indiqué mercredi le ministre de l’Economie Bruno Le Maire.

« Si l’on regarde plus précisément la manifestation du samedi 16 mars, l’évaluation globale du coût des dégradations est de 30 millions d’euros, et porte donc le coût total des dégradations de 170 à 200 millions d’euros », a déclaré Bruno Le Maire devant les commissions des affaires économiques et des finances de l’Assemblée. Il y a par ailleurs selon le ministre un « impact direct et de court terme sur la croissance française » du mouvement des « gilets jaunes » qui « peut aller jusqu’à 0,2 point de PIB (produit intérieur brut) pour 2018 et 2019 », soit plus de 4,5 milliards d’euros.

« Quand on prend les chiffres secteur d’activité par secteur d’activité on s’aperçoit que derrière le 0,1 à 0,2 de croissance, il y a la réalité de difficultés sérieuses pour des secteurs entiers de notre économie qui représentent beaucoup de chiffre d’affaires en moins et autant de difficultés pour les salariés et les chefs d’entreprise concernés », a expliqué Bruno Le Maire.

73.500 personnes au chômage partiel

Le chômage partiel dû au mouvement a ainsi touché 73.500 personnes travaillant dans 5.100 entreprises, ce qui représente un coût de près de 40 millions d’euros pour les finances publiques, a-t-il ainsi indiqué.

Le ministre a par ailleurs fourni des éléments chiffrés sur les pertes de chiffre d’affaires pour le commerce depuis le début du mouvement en novembre. « Sur la grande consommation et la distribution, la baisse des ventes a été de 2,7 % pour le non alimentaire durant 16 semaines consécutives. Elle a été de 6 % les samedis pour l’alimentaire ».

Par enseignes, « 140 millions de perte de chiffre d’affaires pour Auchan, 45 millions pour Fnac Darty, 50 millions d’euros pour Casino, 30 à 40 millions pour Système U », a-t-il précisé. « S’agissant des grands centres commerciaux, la baisse sur les quatre mois de manifestations est de l’ordre de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en raison de la baisse de fréquentation ».

-20 à -30 % de trafic le samedi dans les magasins de centre-ville

« Concernant l’habillement, les grands magasins, les magasins populaires, la baisse de chiffre d’affaires cumulée depuis le début des manifestations est de 9 à 15 % par rapport à l’année précédente et la chute est encore plus importante dans les magasins de centre-ville avec -20 à -30 % de trafic le samedi qui ne sont pas rattrapés par des ventes en ligne ou des ventes dans la semaine », a poursuivi le ministre de l’Economie.

Il a ajouté que « sur l’artisanat, les chiffres fournis par les CMA (Chambres des métiers et de l’artisanat) sont une perte de chiffre d’affaires de 20 % à 50 %, de 25 % dans les métiers de service et jusqu’à 50 % dans les métropoles ».

21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

Fos, les fumées du silence”, révélations sur un scandale sanitaire

Documentaire : “Fos, les fumées du silence”, révélations sur un scandale sanitaire

Doc "Fos, les fumées du silence", révélations sur un scandale sanitaire / © Babel Doc
Doc « Fos, les fumées du silence », révélations sur un scandale sanitaire / © Babel Doc

Sidérurgie, pétrochimie, terminal méthanier… Fos-Sur-Mer est la plus grande zone industrielle de France. Mais c’est aussi une ville où l’on vit, on grandit, on travaille. Depuis longtemps, les habitants ont l’impression d’être plus malades qu’ailleurs.

Par France 3 Provence-AlpesPublié le 28/01/2019 à 07:01 Mis à jour le 31/01/2019 à 11:34

Au cœur de l’usine ArcelorMittal, les images sont saisissantes. Des ouvriers travaillent au contact de fumées jaunâtres, appelées « émissions diffuses », dues à des fuites sur des installations en mauvais état, révèle le documentaire. Au lieu de rester dans les fours, ces gaz s’échappent dans l’atmosphère…

Chargés en benzopyrène, un cancérogène très agressif, ils peuvent être renvoyés vers la mer ou vers les habitations. Fuites sur les installations, portes qui ne sont pas « étanches », des employés dénoncent des accidents à répétition qui exposent directement les habitants de la zone de Fos-sur-Mer.

Trois fois plus de cancers dans la zone de Fos

Le constat médical est édifiant. En 2017, une étude indépendante concluait que les femmes avaient trois fois plus de cancers que la moyenne nationale. 63% de l’échantillon interrogé déclarait une maladie chronique, contre 36% dans le reste du pays.

Outre le plomb, le benzène et les furanes, c’est la présence de cadmium – une substance cancérigène – dans un certain nombre de légumes cultivés qui est révélée.

En mars 2018, l’Agence régionale de la santé (ARS) avait reconnu que la pollution « fragilisait » l’état de santé de la population locale.

Doc - Fos, les fumées du silence, révélations sur un scandale sanitaire / © Babel Doc
Doc – Fos, les fumées du silence, révélations sur un scandale sanitaire / © Babel Doc

Une plainte et 15 000 euros d’amende…

En novembre 2018, 134 habitants de la commune de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) ont porté plainte contre X auprès du tribunal d’Aix-en-Provence pour « mise en danger de la vie d’autrui ».

A la suite d’une assignation en justice par l’association France Nature Environnement, ArcelorMittal a écopé d’une amende de 15.000 euros pour pollution de l’air dans son usine sidérurgique…

« Fos, les fumées du silence« , un doc de Nina Hubinet, réalisé par Pierre-Jean Perrin, diffusé sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur, France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Normandie, Occitanie, Paris-Ile-de-France, lundi 4 février après le Soir 3.

A VOIR : “Fos, les fumées du silence”, enquête inédite sur un scandale sanitaire

"Fos, les fumées du silence", un documentaire de Nina Hubinet et Pierre-Jean Perrin / © Babel Doc
« Fos, les fumées du silence », un documentaire de Nina Hubinet et Pierre-Jean Perrin / © Babel Doc

Cancers, AVC, diabète, asthme… Ces pathologies sont devenues le quotidien des habitants de Fos-sur-Mer. Des études scientifiques ont montré qu’ils étaient surexposés aux polluants industriels. Les Fosséens sont-ils malades de l’industrie ? 

Par Florence BrunPublié le 31/01/2019 à 10:55 Mis à jour le 09/03/2019 à 11:17

Fos-sur-Mer, c’est la plus grande zone industrielle de France : 17 usines, dont 15 sites Seveso, où l’on fabrique des carburants, de l’acier, des matières plastiques.

Mais c’est aussi une ville de 16 000 âmes, qui pour la plupart vivent de cette industrie. Et depuis longtemps, les Fosséens ont l’impression d’être plus malades qu’ailleurs.

Selon l’étude Fos EPSEAL rendue publique il a deux ans, les habitants de la zone de Fos ont deux fois plus de cancers que la moyenne nationale.

Sylvie Anane a participé à cette enquête : elle a subi plusieurs cancers et se demande aujourd’hui quelles en sont les causes.

Daniel Moutet, militant associatif chevronné, se bat contre les fumées toxiques des usines depuis quinze ans.

Lassés de ce qu’ils perçoivent comme un déni de l’Etat, ils se mobilisent, avec d’autres Fosséens, contre la pollution industrielle.

Ils posent aujourd’hui une question simple : est-ce que vivre à Fos rend malade ?

Nina Hubinet et Pierre-Jean Perrin les ont suivis dans leur combat et ont enquêté pour comprendre ce qu’il se passe autour des cheminées d’usines de Fos-Sur-Mer.

Soirée spéciale investigation

Ce documentaire exceptionnel est diffusé sur 6 antennes régionales de France 3*, lundi 4 février après le Soir 3, dans le cadre d’une soirée investigation.

Parce que parfois le scandale est juste devant nous, France 3 propose en effet, pour la première fois, une programmation spéciale de documentaires régionaux d’investigation.

Scandales sanitaires et écologiques (Fos, les fumées du silence, Bon baisers de Moruroa, Rêves fondus, Menace en mer du Nord ou encore Zero Frazzu), disparitions inexpliquées (Auxerre, la  justice en question, Les disparues de l’Yonne, 40 ans) ou enfin prostitution (Prostitution, le prix des larmes) : les régions enquêtent sur tous les sujets et investissent tout le territoire pour éclairer, informer et comprendre les combats de chacun.

Fos, les fumées du silence
Un film de 52’ écrit par Nina Hubinet et réalisé par Pierre-Jean Perrin.
Une coproduction France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur / Babel Doc.

*Diffusion sur France 3 Provence-Alpes-Côte d’Azur – Auvergne-Rhône-Alpes – Normandie – Occitanie – Bretagne – Paris-Ile-de-France

15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

pollution maritime à prévoir … le navire de commerce italien Grande America

Golfe de Gascogne: En proie à un incendie depuis dimanche soir, le navire italien a coulé

FAITS DIVERS  Les 27 passagers à bord ont été secourus dans la nuit de dimanche à lundi

J.G. avec AFP

Publié le 12/03/19 à 16h52 — Mis à jour le 12/03/19 à 18h23

Le navire de commerce italien a coulé ce mardi dans le Golfe de Gascogne.
Le navire de commerce italien a coulé ce mardi dans le Golfe de Gascogne. — Marine Nationale

Victime d’un incendie dimanche soir dans le Golfe de Gascogne, le navire de commerce italien Grande America a coulé ce mardi après-midi vers 15h30 à 333 kilomètres à l’ouest des côtes françaises, a annoncé la préfecture maritime de l’Atlantique. « Le bateau a coulé par 4.600 m de fond », a indiqué à l’AFP une porte-parole de la préfecture maritime.

Les 27 passagers à bord de ce navire de 214 mètres, en provenance de Hambourg (Allemagne) et qui devait se rendre à Casablanca (Maroc), ont été évacués dans la nuit de dimanche à lundi, sains et saufs.

Compte tenu des conditions météorologiques, les opérations de lutte contre l’incendie avaient « été suspendues » dans la journée. Lors du dernier point de situation ce midi, le bateau présentait « une inclinaison sur son côté droit » qui avait tendance à s’aggraver. Suite à un survol du navire la préfecture maritime a également précisé qu’une dizaine de conteneurs étaient tombés à l’eau.

« Un risque de pollution » selon François de Rugy

« Nous allons envisager les moyens de lutte anti-pollution, car, comme toujours dans ces cas-là, il y a un risque de pollution, il ne faut pas le nier, d’abord parce qu’il y a une cargaison de fioul lourd qui était le carburant de propulsion », a expliqué devant l’Assemblée nationale le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

Le ministre a expliqué qu’il fallait encore identifier le contenu de la cargaison « pour connaître la nature exacte des produits contenus dans les conteneurs dont certains sont tombés à l’eau, avant même que le navire ne coule ». « Nous allons voir s’il faut mobiliser des moyens sous-marins antipollution », a précisé le ministre, même si le navire a sombré très loin des côtes.

 

Le « Grande-America » transportait 1 050 tonnes de matières dangereuses

La préfecture maritime de l’Atlantique a publié un inventaire de la cargaison du navire qui a sombré le 12 mars.

Le Monde avec AFP  Publié hier à 21h38, mis à jour hier à 21h38

 

Un incendie s’est déclaré à bord du « Grande America », qui a sombré le 12 mars.
Un incendie s’est déclaré à bord du « Grande America », qui a sombré le 12 mars. AP

Le navire italien Grande-Americaqui a sombré le 12 mars, contenait 1 050 tonnes de matières dangereuses, selon l’inventaire détaillé de la cargaison rendu public jeudi 21 mars par la préfecture maritime de l’Atlantique.

La liste détaillée du chargement a été communiquée à cinq associations environnementales lors d’une réunion à Brest avec le préfet maritime de l’Atlantique, avant d’être publiée sur Internet. Dès le lendemain du naufrage, la préfecture maritime (Premar) avait dressé un premier inventaire, parlant de 365 conteneurs, dont 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses.

Lire aussi  Naufrage du « Grande-America » : « On ne sait jamais vraiment ce qu’il y a dans les conteneurs »

2 100 véhicules, 190 tonnes de diesel

Parmi les matières dangereuses, suivant le code maritime international IMDG, le navire contenait :

  • 62 tonnes de résine,
  • 16 tonnes de substitut de térébenthine (White Spirit),
  • 720 tonnes d’acide chlorhydrique,
  • 25 tonnes de fongicides,
  • 9 tonnes d’aérosol.

Parmi les matières considérées comme non dangereuses : 5 conteneurs de lubrifiants, 2 tonnes de pneus, 18 tonnes d’engrais ou encore 24 conteneurs d’acier.

Sur les 2 100 véhicules transportés, le chargement contenait 190 poids lourds, 22 bus ou encore 64 engins de chantier.

Du côté des carburants, outre les 2 200 tonnes de fioul lourd déjà répertoriés, le Grande-America transportait 190 tonnes de diesel marin et 70 000 litres d’huile.

« Tout est inquiétant dans cet inventaire »

Parcours et naufrage du « Grande-America » / marée noire / incendie.
Parcours et naufrage du « Grande-America » / marée noire / incendie. Le Monde

« Concernant la cargaison, des informations complémentaires ont été demandées à Grimaldi Group [l’armateur] », a précisé la Prémar dans un communiqué.

Selon Jacky Bonnemains, de l’association Robin des Bois, présent à la réunion, « c’est la première fois dans l’histoire de l’accidentologie maritime qu’un inventaire aussi détaillé est rendu public ».

« Tout est inquiétant dans cet inventaire, aussi bien les matières dangereuses que non dangereuses, avec probablement des ordinateurs, des pièces de rechange automobile, même un véhicule à hydrogène hautement explosif (au contact de l’air) et nous avons 55 conteneurs dont on ignore le contenu. »

Nicolas Tamic, du Cedre, Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations
spécialisé dans les pollutions accidentelles des eaux, s’est voulu rassurant, rappelant notamment que l’acide, « plongé dans un élément liquide et notamment dans autant d’eau se dilue ». A propos des 2 100 véhicules, il rappelle que « beaucoup de choses (…) sont neutralisées par l’environnement marin, comme l’amiante »« On est dans une zone où il y a très, très peu de courants et en plein dans une grosse bulle anticyclonique. Nous n’avons donc pas de vent, ce qui fait que la pollution reste sur place, mais elle n’est pas facile à attraper car elle est morcelée. »

Le Grande-America a sombré le 12 mars à 333 km à l’ouest de La Rochelle par 4 600 mètres de fond après un violent incendie. Ses 27 occupants ont été secourus.

12 mars 2019 ~ 0 Commentaire

la pollution tue, le scandale de l’air pollué en France

«On ment à la population» : le scandale de l’air pollué en France

>Société|Émilie Torgemen| 11 mars 2019, 21h31 

Des mesures de la qualité de l’air effectuées à Paris vendredi montrent des taux plus élevés que les normes officielles. Explications avec Jean-Christophe Brisard, auteur et documentariste, qui s’est penché pendant près de deux ans sur la qualité de notre air.

La pollution de l’air s’améliore-t-elle, comme l’affirmait une agence du ministère de l’Environnement en novembre 2018 ? Pour le vérifier, nous avons effectué des mesures à Paris vendredi, à l’aide d’un capteur disponible dans le commerce. La journée était très ensoleillée et Airparif, l’association chargée de mesurer la qualité de l’air en Île-de-France, affichait un beau vert, soit une « pollution faible » dans la capitale. Sauf que localement, nos résultats sont bien plus sombres. Et ces particules fines ne concernent pas que l’Île-de-France.

Pourquoi un tel décalage entre les normes officielles et nos relevés ? Dans son livre « Irrespirable »*, Jean-Christophe Brisard décortique le « scandale des pressions, collusions et mensonge pour que rien ne change ». Il a lui-même quitté la capitale quand sa fille a fait de l’asthme. « Ça va beaucoup mieux. Mais tout le monde ne peut pas ainsi déménager », reconnaît-il.

 

Dans votre livre, on a l’impression que l’État préfère cacher la poussière sous le tapis que de s’attaquer à la pollution de l’air ?

JEAN-CHRISTOPHE BRISARD. J’ai fait beaucoup d’enquêtes sur les trafics de drogue et d’arme. J’en étais surpris mais je me suis retrouvé face aux mêmes logiques de dissimulation et d’intimidation. Les scientifiques savent qu’on mesure les mauvais polluants, qu’on ment à la population. Récemment, il y a eu un pic de pollution. Paris et Lyon ont pris des mesures de restriction de circulation à partir du seuil de PM 10, des particules assez grosses qui irritent, certes. Mais dont la dangerosité est bien moindre que celle des particules fines et ultrafines. Le ministère de la Transition écologique se justifie en expliquant qu’on ne sait pas mesurer les plus petits polluants. C’est faux.

Alors pourquoi ne pas les mesurer ?

Parce qu’au lieu d’avoir des pics de pollution quelques jours par an, on serait presque toujours en pic si on mesurait les vrais polluants dangereux.

 

VIDÉO. Une enquête révèle le scandale de la pollution de l’air en France

 

Vous évoquez les « semeurs de doute » au premier rang desquels le Citepa. C’est quoi ?

Le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique (Citepa) est un organisme central dans la politique de protection de l’air en France. Il est chargé par l’État d’effectuer l’inventaire annuel des concentrations de polluants. Or ce n’est pas une administration mais une association… contrôlée par les entreprises les plus polluantes de France (pétroliers, chimistes, fabricants de pesticides). Au cours de mon enquête, je me suis rendu compte que son président est un ancien lobbyiste et qu’il est intervenu auprès de la Commission européenne pour que les seuils de pollution soient les moins stricts possible.

Le constat semble désespérant ?

La pollution atmosphérique, c’est dangereux mais ce n’est pas irrémédiable. Les citoyens doivent faire pression sur les dirigeants. Pour cela, il faut démocratiser l’accès à l’information. Des municipalités, des écoles peuvent s’équiper de capteurs. Je suis très optimiste. D’ici quelques années on connaîtra tous la qualité de l’air en regardant notre montre.

« Irrespirable, le scandale de la qualité de l’air en France », Jean-Christophe Brisard, éditions First, 19,95 euros.

Irrespirable - Le scandale de la qualité de l'air en France

PRESSIONS, COLLUSIONS, MENSONGES…
Tous les ingrédients d’un bon thriller réunis
dans une enquête inédite sur la qualité de notre air.

À en croire l’État, depuis quelques années, la qualité de notre air s’améliore… Un discours en parfait décalage avec la parole des plus éminents scientifiques qui considèrent que la pollution atmosphérique ne diminue pas mais qu’elle se transforme… pour être encore plus nuisible.
De quoi est véritablement composé l’air que nous respirons dans l’Hexagone ? Pourquoi la France est-elle dans le collimateur de la Commission européenne ? Nos dirigeants auraient-ils délibérément laissé les lobbies industriels et agricoles prendre les commandes ?
Pendant près de deux ans d’enquête, dans toute la France et à Bruxelles, l’auteur a donné la parole aux experts, aux politiques, et aux victimes pour répondre à toutes ces questions. Oui, quelque chose cloche dans le ciel français et, non, l’air de la campagne n’est pas plus sain que celui des villes. Mais cet ouvrage redonne également espoir en mettant en lumière le sursaut citoyen qui commence à faire bouger les lignes. Car savoir, c’est le début du pouvoir.

 

les politiciens sont informés mais ils ne font rien.

ils ne cherchent qu’à être réélu.

ils se laissent influencer.

et les conséquences sur la santé sont lourdes.

nos enfants nous le reprocheront.

12 mars 2019 ~ 0 Commentaire

le CO2 augmente dans l’atmosphère : ça devient urgent !

Climat : on vous explique pourquoi il faut s’inquiéter de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, qui a atteint un nouveau record en février

Franceinfo répond à trois questions sur ce nouveau pic de concentration de dioxyde de carbone.

Une usine relâche de la fumée à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 28 janvier 2019.
Une usine relâche de la fumée à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), le 28 janvier 2019. (MANUEL COHEN / AFP)

D’où vient ce taux ?

La mesure provient de la plus ancienne station de surveillance des gaz à effet de serre au monde, située à Mauna Loa, à Hawaï (Etats-Unis). Elle fournit les données nécessaires à la réalisation d’une courbe, qui montre la concentration quotidienne de dioxyde de carbone dans l’atmosphère terrestre, publiée sur le site de l’Institut Scripps (lien en anglais). En février 2019, la station a donc mesuré une concentration moyenne de 411,66 ppm, un taux mensuel jamais atteint.

 

Pourquoi est-ce inquiétant ?

« Quand on sait que les émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines ont atteint un pic jamais égalé l’an dernier, un nouveau record était prévisible », explique le magazine américain spécialisé dans l’environnement Grist (article en anglais). En effet, les émissions de CO2 étaient en hausse de 2,7% en 2018, comme nous vous l’expliquions dans cet article. Mais ce qui inquiète les scientifiques, avec ce nouveau record mesuré dans la station hawaïenne, c’est plutôt sa soudaineté. 

« En général, les précédents maximums étaient dépassés en mars ou en avril », commente le directeur du groupe de recherche sur l’oxygène atmosphérique chez l’Institut Scripps, Ralph Keeling.

Battre ce record en février indique à quel point le CO2 a grimpé rapidement ces derniers mois.Ralph Keelingsur Twitter

Le record de l’an dernier, à 411,31 ppm, avait par exemple été battu en mai, comme l’indique le site Hawaii News (lien en anglais). Une date plus habituelle quand on observe les variations annuelles de concentration de dioxyde de carbone : le pic intervient en effet au début du printemps, puis la concentration baisse quand « les forêts vastes d’Amérique du Nord et d’Asie commencent à verdir », explique Grist.

« La récente hausse n’est pas surprenante (…) face à des émissions sans précédent provenant des combustibles fossiles », ajoute Ralph Keeling.

 

Qu’est-ce que ça annonce pour l’année 2019 ?

Ce nouveau record vient confirmer ce que les scientifiques avaient déjà prédit. « Nos collègues du Met Office [le service national britannique de météorologie] avaient annoncé une hausse record cette année. On dirait bien qu’on en a pris le chemin », commente Ralph Keeling.

« En effet, nous avions prédit une concentration à 411,2 ppm pour février, avec une marge de plus ou moins 0,6 ppm. La concentration de 411,66 ppm observée entre dans nos prévisions, mais figure dans la fourchette haute », répond Richard Betts, climatologue au Met Office.

 

Ce nouveau record va, de plus, dans le sens d’une accélération plus générale annoncée. « La moyenne annuelle de concentration du CO2 à Mauna Loa sera plus haute de 2,75 ppm (± 0,58) en 2019 par rapport à 2018, selon nos prévisions », écrit le Met Office. Pour rappel, la teneur en CO2 était de 405,5 ppm en 2017.

 

L'amour toujours l... |
Maviedefille12 |
Meryemdogan |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Astuces 01
| Envacancesenfamille
| Culture Sud