bienvenue à toi ... métal,vélo et forêt

"J’avais vu mourir trop de monde pendant cinq ans pour ne pas imaginer facilement la mort d’Elzéard Bouffier, d’autant que, lorsqu’on en a vingt, on considère les hommes de cinquante comme des vieillards à qui il ne reste plus qu’à mourir. Il n’était pas mort."

27 mars 2018 ~ 1 Commentaire

La barbe est-elle un nid à microbes ou une protection anti-bactéries ?

par 26 mars 2018, 21 h 04 min

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Savez-vous que la barbe contient des bactéries similaires à celles que l’on trouve sur la cuvette des toilettes ? Pourtant, 20 à 25% des Français porteraient la barbe. Selon l’effet recherché, elle rend ces messieurs plus virils, ce qui aurait tendance à attirer davantage les femmes. Reste à savoir quel est l’impact de ces bactéries sur la peau des barbus !

Des bactéries dans la barbe, comme partout

 C’est le microbiologiste John Golobic qui a mis en évidence via une étude que la barbe contient de nombreuses bactéries, notamment des bactéries similaires à celles issues de nos intestins et finissant dans les toilettes… Cela s’explique par le fait que beaucoup de personnes ont tendance à poser leurs mains sur leur visage (se frotter les yeux, le nez) et les hommes sur leur barbe. Toutefois, pas d’inquiétude d’après la majeure partie des scientifiques car les bactéries sont partout, en nous (nous en contenons 2 kilos en moyenne par adulte), sur les objets du quotidien (smartphone, télécommande, salière, tissus…), sur notre peau, dans la nature…

La plupart des bactéries sont utiles et font partie de notre système immunitaire, certaines nous aident ainsi à nous défendre contre d’autres bactéries ou contre des virus.

D’après une étude publiée en 2016 dans le Journal of Hospital Infection et sur PubMed, des prélèvements ont été effectués sur 408 salariés d’un hôpital américain , barbus et non barbus. Les chercheurs ont notamment recherché la présence du staphylocoque doré (Staphylococcus aureus), à l’origine de maladies nosocomiales. Le but était de savoir si le fait, pour le personnel, de porter une barbe constitue un risque pour la santé des patients.

Résultats : les staphylocoques dorés étaient moins présents chez les barbus que les hommes non-barbus !

Des journalistes de la BBC ont ensuite commandé une autre étude auprès d’un microbiologiste indépendant pour confirmer ces résultats. Des prélèvements ont été effectués sur des hommes barbus et cultivés. Leurs résultats mettaient en évidence la présence de staphylocoques blancs (Staphylocoques epidermidis), capable d’éliminer d’autres bactéries comme Escherichia coli, pourtant résistante aux antibiotiques.

Avec Docteur Tamalou

27 mars 2018 ~ 1 Commentaire

la pollution de l’air en France tue …

48.000 morts par an en France à cause de la pollution de l’air

Article de l’AFP publié le 22 juin 2016

« La présence de particules fines contribue aux maladies cardiovasculaires, respiratoires, neurologiques et aux cancers. Conséquence : la pollution de l’air serait la troisième cause de décès évitables en France, après le tabac et l’alcool.

Les décès provoqués par cette pollution liée aux activités humaines (transports, industrie, chauffage avec des énergies fossiles comme le fuelagriculture, etc) correspondent à 9 % de la mortalité en France continentale (hors Corse et outre-mer, soit près de 62 millions d’habitants), d’après une étude de Santé Publique France.

Ainsi, « le fardeau (le poids sanitaire) de la pollution de l’air se situe au troisième rang, derrière celui du tabac (78.000 morts par an) et de l’alcool (49.000 morts) », souligne le professeur François Bourdillon, directeur général de cet organisme public, selon lequel il s’agit d’une « espèce de mortalité invisible ».

Cette pollution représente « une perte d’espérance de vie pour une personne âgée de 30 ans pouvant dépasser deux ans », souligne l’étude. La perte d’espérance de vie est, en moyenne, plus élevée dans les grandes villes (15 mois et plus), mais elle n’épargne pas les zones rurales (neuf mois).

La carte des concentrations de particules fines montre qu’elles sont plus élevées dans de grandes zones urbaines comme la région parisienne, le nord-est de la France et l’axe Lyon-Marseille.

En 2012, 7 millions de personnes seraient décédées à cause de la pollution de l'air dans le monde. © Idé
En 2012, 7 millions de personnes seraient décédées à cause de la pollution de l’air dans le monde. © Idé

Les décès dus à la pollution sont en partie évitables

Plus de 34.000 de ces 48.000 décès seraient évitables chaque année si l’ensemble des communes de France continentale réussissait à atteindre les niveaux de particules fines des 5 % des communes équivalentes (taille de la population) les moins polluées, d’après un des scénarios retenus par les auteurs de l’étude.

Les chiffres de mortalité mentionnés dans cette nouvelle étude ne sont pas en augmentation par rapport à de précédents résultats, note toutefois Sylvia Médina, coordonnatrice du programme Air Santé. L’étude française confirme notamment l’étude européenne Cafe (Clean air for Europe) de 2000 qui évaluait à plus de 40.000 le nombre des décès liés à la pollution en France.

Par ailleurs, les pics de pollution pèsent moins sur la santé que l’exposition chronique. L’impact sur la santé résulte, à long terme, surtout de l’exposition au jour le jour à des niveaux de pollution inférieurs aux seuils d’alerte déclenchés à partir d’une concentration de 80 microgrammes de PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns) par mètre cube d’air.

L’exposition à la pollution de l’air, notamment aux particules fines, contribue au développement de maladies cardiovasculaires (infarctus, etc.), respiratoires ou encore neurologiques, et de cancers. Elle favorise aussi des « troubles de la reproduction et du développement de l’enfant », ajoute Sylvia Médina. »

 

pour approfondir :

https://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/developpement-durable-pollution-atmospherique-40/

 

 

Pollution de l’air : l’alerte des médecins et des ONG

Par Coralie Schaub — 28 mars 2018 à 07:11

Alors que la France a jusqu’à samedi pour transmettre à Bruxelles un plan de lutte contre la pollution atmosphérique, des médecins et associations s’inquiètent d’un «manque d’ambition» et insistent sur la nécessité de réduire le trafic routier et la consommation d’énergies fossiles.

 Pollution de l’air : l’alerte des médecins et des ONG

 

«Ça suffit. L’homme est un animal en voie de disparition, l’homme est malade, il souffre de maladies chroniques de plus en plus fréquentes. Il est temps d’agir pour améliorer notre air.» Jocelyne Just est pédiatre, spécialisée en pneumo-allergologie, chef de service à l’hôpital Trousseau à Paris et présidente de la société française d’allergologie. Avec d’autres médecins et des ONG – le Réseau action climat (RAC) et des associations qui en sont membres, comme Greenpeace ou les Amis de la Terre –, elle a rappelé mardi «l’urgence d’agir» pour lutter contre la pollution de l’air.

Histoire de mettre la pression sur le gouvernement, alors que le Conseil d’Etat a fixé à ce dernier la date butoir de samedi pour transmettre à la Commission européenne un «plan relatif à la qualité de l’air permettant de ramener les concentrations en dioxyde d’azote [NO2] et en particules fines PM10 sous les valeurs limites» fixées par le code de l’environnement. Et ce, dans les quatorze zones où ont été observés des dépassements de seuils en 2015, notamment Paris, Marseille, Lyon, Strasbourg, Toulouse ou la Martinique. Et alors que Bruxelles adresse depuis 2009 des avertissements réguliers à la France sur le sujet. En vain.

Prématurité, cancers et Alzheimer

Pour Jocelyne Just, «il faut agir car la pollution de fond, celle qu’on respire dans les villes au quotidien, affecte les personnes qui ont des maladies respiratoires ou cardio-vasculaires chroniques, mais perturbe aussi l’organisme des sujets sains, en particulier des enfants et même des fœtus, augmentant le risque de prématurité, de petits poids de naissance et de maladies broncho-pulmonaires chroniques». Pire, la pollution atmosphérique augmente aussi les risques de cancers, de maladies auto-immunes, de diabète ou de maladies neurodégénératives telles qu’Alzheimer et Parkinson.

Résultat, elle provoque la mort prématurée de 48 000 personnes chaque année en France, selon Santé publique France. Soit la troisième cause de mortalité après le tabac et l’alcool. Elle fait par exemple perdre neuf mois d’espérance de vie aux Parisiens. Et coûte très cher à la collectivité : 101,3 milliards d’euros par an, selon les calculs d’une commission d’enquête sénatoriale sur le sujet, en 2015. Commission au cours de laquelle le pneumologue Michel Aubier, qui minimisait systématiquement dans les médias la nocivité du diesel, avait déclaré sous serment n’avoir «aucun lien d’intérêt avec les acteurs économiques», alors qu’il était en réalité médecin conseil de Total depuis 1997.

Or, a rappelé la pédiatre, améliorer la qualité de l’air a des effets bénéfiques quasi immédiats sur la santé. Et de citer l’amélioration de la croissance pulmonaire des enfants dans le sud de la Californie ou la baisse de la mortalité et des crises d’asthme à Tokyo grâce à des mesures telles que la lutte contre les véhicules diesel, le covoiturage, les parkings à l’extérieur des villes, le soutien aux transports en commun non polluants, au vélo ou à la marche.

Troquer sa vieille guimbarde contre une voiture «propre» ne suffit pas. Car «on ne prend pas en compte les pollutions secondaires, explique Gilles Dixsaut, médecin hospitalier à l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et président du Comité de Paris contre les maladies respiratoires. L’atmosphère est un immense réacteur chimique qui transforme les pollutions primaires – comme celles qui sortent des pots d’échappement – en pollutions secondaires. Les épandages agricoles au printemps, par exemple, dégagent de l’ammoniac, qui avec le dioxyde d’azote émis par les transports conduit à une pollution secondaire de nitrate d’ammonium».

 Plan d’action «ni complet ni sincère»

Que font les autorités, face à ce constat sanitaire accablant ? Toujours rien, ou presque. Le «plan d’action» présenté à Bruxelles le 13 février par le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot laisse les ONG sur leur faim. Officiellement, ce plan doit permettre d’éliminer les dépassements en PM10 (les particules les plus grosses) «à partir de 2020», sauf dans quelques «points noirs», et de diminuer le nombre de zones où sont dépassés les plafonds en dioxyde d’azote (49 en 2010, 10 en 2020, 3 en 2030). Mais «il n’est ni complet ni sincère», accusent les ONG.

Assorti d’aucun indicateur de réussite ni de moyens de contrôle ou de sanctions, il «repose sur des mesures déjà mentionnées précédemment mais qui ne sont toujours pas mises en œuvre, telles que l’indemnité kilométrique vélo, l’aide à l’achat de vélos à assistance électrique ou les zones à faibles émissions en ville, qui se comptent sur les doigts d’une main en France». Et passe sous silence des projets d’infrastructures de transports auxquels le gouvernement a donné son feu vert «alors qu’ils auront pour effet d’augmenter les émissions de polluants atmosphériques, comme les contournements routiers de Strasbourg et Rouen».

De leur côté, les quatorze feuilles de route élaborées par les collectivités locales en vue de l’échéance de samedi «manquent sérieusement d’ambition et de volonté politique pour réduire les émissions à la source de manière structurelle et rapide dans le secteur des transports», déplorent les ONG. «Seuls Reims, Strasbourg et Lyon rejoindraient la dynamique lancée par Paris et Grenoble vers des villes à plus faibles émissions [en excluant les véhicules les plus polluants de certaines zones de circulation, ndlr]», mais ces villes ne visent toutefois que les véhicules de transports de marchandise, contrairement à Paris et Grenoble, plus ambitieuses.

«Financer les alternatives» au tout routier

Afin d’«aider» les décideurs à permettre aux Français de mieux respirer, mais aussi à lutter contre les changements climatiques, les ONG proposent une liste de mesures «concrètes et indispensables qu’il est urgent de mettre en œuvre au niveau national dans le cadre de la future loi d’orientation sur les transports et les mobilités, ainsi qu’au niveau local».

Elles préconisent d’abandonner les nouveaux projets routiers, de supprimer la niche fiscale accordée au gazole professionnel, ou encore d’interdire de circulation les véhicules diesel et essence au sein de «zones à très faibles émissions», qui seraient créées dans toutes les agglomérations polluées d’ici à 2025. Mais aussi d’appliquer le principe pollueur-payeur au moyen de la fiscalité écologique dans le transport routier de marchandises (soit une sorte d’écotaxe, qui devrait «être basée sur les distances parcourues et non une simple vignette temporelle comme cela semble être envisagé»). Ce qui permettrait de «dégager les ressources nécessaires pour financer les alternatives»(train, transports en commun et vélo) et les mesures d’accompagnement des secteurs et des ménages les plus modestes. A bon entendeur…

 

26 mars 2018 ~ 0 Commentaire

Arnaud Beltrame le héros !

 

Le lieutenant-colonel du groupement local de gendarmerie de l’Aude, âgé de 45 ans, a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi. Il avait négocié avec le terroriste pour prendre la place des otages dans le Super U de Trèbes. Emmanuel Macron a déclaré que l’officier méritait «respect et admiration de la nation tout entière».

Il s’était livré au ravisseur en échange de la libération des otages: le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame a succombé à ses blessures dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. «Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame nous a quittés. Mort pour la patrie. Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice. Le cœur lourd, j’adresse le soutien du pays tout entier à sa famille, ses proches et ses compagnons de la @Gendarmerie de l’Aude», écrit le ministre dans un Tweet.

Le chef de l’État a salué «le courage, le sang-froid et l’abnégation exceptionnels» d’Arnaud Beltrame. «Au cœur de l’action, le lieutenant-colonel Beltrame [...] a illustré les vertus militaires d’une manière éclatante, qui mérite respect et admiration de la nation tout entière», a ajouté dans un communiqué Emmanuel Macron, appelant «chaque Français à honorer la mémoire» du disparu.

De son côté, le directeur général de la gendarmerie nationale a exprimé sa «très vive émotion». Le général Richard Lizuret a souhaité «rendre solennellement hommage à l’héroïsme de notre camarade» et «s’incliner devant le courage, le sens du sacrifice et l’exemplarité de cet offficier qui a donné sa vie pour la liberté des otages». Il a ajouté que les drapeaux et étendards de la gerndarmerie seraient mis en berne ce samedi.

Blessé grièvement par le terroriste

Le militaire avait fait preuve d’héroïsme pendant la prise d’otages de Trèbes et luttait contre la mort, vendredi soir, après avoir été blessé par balles par l’assaillant. Il «a sauvé des vies et fait honneur à son arme et notre pays», avait salué vendredi Emmanuel Macron en rendant un hommage appuyé à son «courage». François Molins, le procureur de la République de Paris, avait souligné, un peu plus tard dans la soirée, «l’héroïsme du gendarme qui, au péril de sa vie, a fait le choix de prendre la place des otages».

Alors que le terroriste venait d’abattre deux personnes dans le Super U de Trèbes, «le lieutenant-colonel a pris la place des otages au terme de négociations avec l’auteur des faits», avait précisé François Molins. Le procureur avait expliqué que l’assaillant avait ensuite ouvert le feu à plusieurs reprises sur le gendarme, le blessant grièvement. 

Le gendarme «avait laissé son téléphone ouvert sur la table (…) et c’est lorsque nous avons entendu les coups de feu que le GIGN est intervenu» et a abattu l’auteur de l’attaque, qui se réclamait du groupe djihadiste État islamique, avait détaillé le ministre de l’Intérieur. Le ministre avait également souligné «un acte d’héroïsme comme en sont coutumiers les gendarmes, les policiers qui s’engagent au service de la nation». 

Chef de la compagnie d’Avranches dans la Manche

Né à Etampes, dans l’Essonne, Arnaud Beltrame était marié et n’avait pas d’enfant. Après Saint-Cyr et l’École des officiers de la Gendarmerie nationale, il a d’abord été nommé dans un peloton de véhicules blindés à Satory (de 2002 à 2006), puis a rejoint le premier régiment d’infanterie (RI) de la Garde républicaine (en charge de la protection du président de la République), jusqu’en 2010. 

De 2010 à 2014, il a été chef de la compagnie d’Avranches dans la Manche, puis officier d’état major auprès du ministère de l’Écologie et du Développement durable à Paris de 2014 à 2017. Il a accédé au rang de lieutenant-colonel en 2016. Le 1er août 2017, il est devenu officier adjoint de commandement (OAC) au groupement de gendarmerie de l’Aude.

Arnaud Beltrame est décoré de l’ordre national du Mérite. En décembre 2017, il avait participé à un exercice simulant une tuerie de masse dans un supermarché de la région, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi. Les forces de l’ordre procèdent régulièrement à ce type d’entraînement pour améliorer leur mode d’intervention en cas d’attentat.

 

 

 

 

La France va rendre un «hommage national» à Arnaud Beltrame, «tombé en héros»

À l’issue d’un conseil restreint de défense samedi, l’Élysée a annoncé qu’un hommage national serait rendu au gendarme, décédé des suites de ses blessures infligées par le terroriste de l’Aude.

«Il est parti en héros». En ce samedi 24 mars 2018, quelques heures après l’annonce du décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, son frère Cédric a résumé en quelques mots le sentiment général. Rapidement, de nombreuses voix se sont élevées pour réclamer qu’un hommage national soit rendu à l’officier qui s’est sacrifié en se substituant vendredi aux otages retenus par Radouane Lakdim au Super U de Trèbes dans l’Aude.

À l’issue d’un conseil restreint de défense organisé samedi après-midi, l’Élysée a annoncé qu’une telle cérémonie aurait bien lieu dans les jours à venir. «Le président de la République a décidé qu’un hommage national serait organisé en l’honneur du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, qui a fait le don de sa vie pour protéger nos concitoyens», a souligné la présidence.

Dans un communiqué diffusé plus tôt dans la journée, le président de la République Emmanuel Macron avait appelé «chaque Français à honorer la mémoire» d’un homme «mort au service de la nation» qui «mérite respect et admiration de la nation tout entière». «Mort pour la patrie. Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice», a tweeté le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

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« Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame nous a quittés. Mort pour la patrie. Jamais la France n’oubliera son héroïsme, sa bravoure, son sacrifice. Le coeur lourd, j’adresse le soutien du pays tout entier à sa famille, ses proches et ses compagnons de la @Gendarmerie de l’Aude. »

Pluie d’hommages sur les réseaux sociaux

Samedi, la gendarmerie nationale a décidé de mettre ses étendards et drapeaux en berne en hommage à celui qui avait fait toute sa carrière dans cette institution, de l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale au groupement de gendarmerie de l’Aude. Même décision à l’Assemblée nationale, où un «hommage solennel en séance» a par ailleurs été planifié pour la semaine prochaine.

ur les réseaux sociaux, le nom et la photo d’Arnaud Beltrame ont été abondamment partagés. «Retenons le nom des héros, oublions ceux des assassins», a tweeté un internaute, résumant l’opinion de nombreux autres. Le journaliste Thomas Sotto a exprimé le souhait qu’«une avenue très passante, au cœur de Paris» porte le nom du militaire pour «que plus tard, des enfants demandent à leurs parents: “c’était qui, Arnaud Beltrame?”».

Les termes élogieux utilisés pour saluer la mémoire du quadragénaire étaient innombrables: «courage», «bravoure», «abnégation», «exemple», «quintessence du sens du devoir», «sens du sacrifice», «modèle», «définition de l’héroïsme», «grand homme»… Ses supérieurs notaient en lui «un militaire qui “se bat jusqu’au bout et n’abandonne jamais“». «Aujourd’hui, nous sommes #TousGendarmes», a conclu la police nationale.

 

le figaro.fr

 

26 mars 2018 ~ 2 Commentaires

guerilla gardening

fabrication d’une bombe verte

du vert en ville

« ils lancent des bombes de graines pour revégétaliser nos espaces »

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« Le « seed-bombing », ou littéralement le « bombardement de graines », trouve timidement ses adeptes en France. Déjà adoptée par de nombreux citoyens à travers le monde, cette pratique accessible à tous vise à revitaliser des espaces urbains absents de toute biodiversité. Avec le printemps déjà bien installé, voilà donc une belle occasion de revégétaliser nos villes ! »

 

« Le principe est simple : confectionner soi-même de petites boules constituées de terreau et d’argile, et dans lesquelles on introduit toutes sortes de graines. Une fois sèches, on peut les transporter facilement et les lancer dans l’espace public, comme sur des terrains vagues ou des friches industrielles. La pluie libère ainsi les graines, qui germent naturellement dans la terre, redonnant de la vie et de la diversité aux espaces urbains abandonnés. »

Seed-Bombing_02Photo : wikimedia.org

« Plusieurs sortes de graines peuvent évidemment être plantées, comme des fleurs, des fruits, des légumes ou des herbes aromatiques, mais il est toutefois déconseillé d’utiliser les graines de plantes exotiques, qui pourraient empêcher par la suite les espèces locales de repousser ! Il suffit donc de s’informer sur les plantes traditionnelles qui poussent dans votre région. Les autres composants sont, quant à eux, adaptables à l’infini, du moment qu’il s’agit de matériaux naturels et riches en nutriments qui peuvent se bio-dégrader.

On pourra ainsi remplacer l’argile par des coquilles d’œufs et le terreau par du compost, et éventuellement ajouter au mélange du sucre fondu et de la crème fraîche si l’on veut que les « seed-bombs » s’accrochent aux murs. La semence de plantes vivaces est également encouragée. Par exemple, l’Alphala, de la famille des trèfles, est connue pour sa résistance (elle peut repousser pendant sept ans !) et son apport bénéfique dans l’assainissement des sols.

De l’orient à l’occident

Si l’invention est attribuée à un biologiste japonais, elle a cependant été rendue célèbre par de nombreux mouvements contestataires outre-Atlantique depuis plus de 25 ans. En effet, le « seed-bombing » était initialement opéré par des citoyens militants contre le nucléaire. Il a ensuite pris de l’ampleur dans différents pays, s’inscrivant notamment dans des mouvements tels que la « Guerilla Gardening » ou « Green Guerilla« , où les citoyens engagés écologiquement doivent parfois agir illégalement pour lutter contre un manque cruel de biodiversité dans les espaces urbains. On se rassure cependant, ce type de « bombe » ne fait pas mal ! Cependant, s’il était nécessaire de le préciser, ce n’est pas fait pour jeter sur des personnes… »

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Photo : guerrillagardener.it

« Ainsi, le « seed-bombing » nous rappelle une nouvelle fois qu’il n’y a pas de petits gestes lorsqu’il s’agit de protéger ou de réintroduire la nature en ville, et qu’ensemble, nous pouvons faire la différence !

En 2015, la chaîne de magasins bio Naturalia a lancé une grande opération « seed-bombing », visant à sensibiliser petits et grands autour de la végétalisation des espaces urbains. Encourageant la pratique du « Do It Yourself », l’enseigne a même créé un tutoriel pour créer ses propres « seed-bombs » chez soi. Nous vous laissons donc le plaisir de découvrir la recette, en espérant qu’elle vous donnera envie de vous prêter au jeu ! »

 

26 mars 2018 ~ 1 Commentaire

Pour être en bonne santé, faut-il manger de la « saleté » ?

Pour être en bonne santé, mangez de la « saleté »

Le nutritionniste conseille de ne pas "décaper" les fruits et légumes avant de les consommer. Photo d'illustration Pixabay/domaine public

Le nutritionniste conseille de ne pas « décaper » les fruits et légumes avant de les consommer. Photo d’illustration Pixabay/domaine public

 

Vous avez bien lu : c’est la très sérieuse théorie d’un médecin et nutritionniste américain. Il propose un régime bactérien pour renforcer notre système immunitaire.

 

Oui, vous avez bien lu : c’est la très sérieuse théorie d’un médecin et nutritionniste américain, Josh Axe, fondateur d’une clinique pratiquant la naturopathie et créateur d’un site internet dédié à la santé.

Il a développé son idée à travers un livre intitulé « Salement bon pour la santé » dans lequel il assure que depuis plusieurs décennies, les « améliorations » apportées à notre style de vie -hygiène obsessive, pasteurisation, antibiotiques…- l’ont été au détriment de notre santé, et nous exposent en réalité à des maladies chroniques telles que les allergies, l’asthme, les intolérances alimentaires…

« En vivant dans une bulle hyperaseptisée et en considérant les germes et la saleté comme des ennemis à détruire ou éviter à tout prix, nous avons tenu à distance certains des plus puissants alliés de notre santé- et les conséquences dévastatrices s’accumulent désormais tout autour de nous » écrit-il.

Et d’ajouter : « Nous avons renoncé au combat pour notre microbiome et laissé notre barrière intestinale grande ouverte – et quelle, ironie, totalement vulnérable aux souches de bactéries que nous avons justement si farouchement tenté d’éviter ».

L’EXEMPLE DE LA VAISSELLE FAITE À LA MAIN

Selon le médecin, « l’opinion populaire nous dicte qu’il vaut toujours mieux laver verres, assiettes, fourchettes et couteaux dans un lave-vaisselle parce qu’ils en ressortent plus propres, « stérilisés » par l’eau brûlante. Mais, par là même, nous privons également notre corps d’une chance d’être exposé à plus de bactéries, qui permettraient de renforcer notre système immunitaire ».

Or, selon une étude suédoise publiée en 2015 et menée auprès de 1029 enfants suédois âgés de 7 à 8 ans, « les parents qui lavent leur vaisselle plutôt à la main qu’au lave-vaisselle ont des enfants significativement moins susceptibles de développer un eczéma et un peu moins susceptibles de développer un asthme allergique ou un rhume des foins ».

Toujours selon le spécialiste, en focalisant notre attention sur une vie sans microbe, nous sommes allés jusqu’à endommager notre système digestif et développer des fissures microscopiques dans notre paroi intestinale, entraînant une inflammation généralisée et une immunité affaiblie qui caractérisent le « syndrome de l’intestin perméable ».

Or, il est prouvé scientifiquement que notre intestin loge naturellement environ 100 000 milliards de bactéries bonnes pour la santé ! Ces bactéries regroupées en écosystème forment un microbiote intestinal, couramment appelé « flore intestinale ».

Comment la protéger ? Josh Axe suggère de ramener un peu de « saleté » dans nos vies et permettre ainsi aux bonnes bactéries, comme les probiotiques, de coloniser à nouveau notre appareil digestif. On peut les trouver dans notre alimentation.

OÙ TROUVER LES PROBIOTIQUES ?

-Lait fermenté (kéfir…) et tous les produits lacto-fermentés (yaourt naturel, probiotique…)
-Chou fermenté ou choucroute
-Légumes verts (courgette, artichaut, épinards, brocoli…)
-Soja et ses dérivés, comme le miso (pâte fermentée)
-Miel
-Vin rouge

Outre l’alimentation, les probiotiques peuvent aussi être ingérés sous forme de compléments alimentaires : gélules, comprimés…

Mais le plus surprenant, c’est que le docteur Axe avoue qu’il est tellement convaincu des bienfaits pour sa santé de « se salir les mains » qu’il en vient à absorber volontairement de petites quantités de terre : « Quand j’achète une botte de carottes biologiques au marché, je sais que j’ai largement intérêt à me contenter de rincer simplement mes carottes sous l’eau au lieu de les frotter avec une brosse et un quelconque produit de lavage », car « la peau de chaque carotte contient des microbes bénéfiques ».

En bref, mieux vaut ne pas « décaper » fruits et légumes avant leur consommation… Quitte à rencontrer quelques grains de sable lors de la dégustation !

D’AUTRES PISTES POUR TROUVER LES « BONNES BACTÉRIES »

Outre la modification de notre alimentation, le nutritionniste conseille d’adopter un chien ou un chat, puisque, selon une étude publiée dans la revue « Clinical and experimental allergy », la présence d’animaux de compagnie « peut améliorer le système immunitaire et réduire les allergies des enfants ».

Il estime aussi qu’il est bon de nager dans l’océan, car il existe de « bonnes bactéries » dans l’eau salée.

Enfin, il conseille de marcher pieds nus dès que c’est possible : « Pieds nus dans l’herbe, sur des chemins de terre, dans le sable ou sur les trottoirs en macadam après un orage », vos pieds entrent en contact direct avec le sol, « créant la possibilité pour des milliards de bactéries et autres microbes bénéfiques de monter à bord ».

 

le dauphiné.com

26 mars 2018 ~ 1 Commentaire

le vélo c’est bon pour presque tout :-)

Le vélo est bon pour la libido féminine, mais aussi masculine

Faire du vélo serait bénéfique pour l’épanouissement sexuel des femmes selon une nouvelle étude réalisée sur plusieurs milliers de femmes dans 5 pays. Mais contrairement à ce qui est écrit partout, c’est bon également pour les hommes.

Le vélo est bon pour la libido féminine, mais aussi masculine
Pédaler n’est peut-être pas la plus glamour des solutions pour pratiquer l’exercice physique mais cela reste le moyen de référence, des médecins, avec la marche…Et contrairement à ce que l’on a pu lire ou entendre, le vélo n’altère absolument pas la sexualité des pratiquants.Selon une nouvelle étude américaine, la pratique de la bicyclette peut provoquer quelques ennuis chez les femmes (infections urinaires, engourdissement de la vulve, voire douleurs du périnée), mais contrairement à ce qui pouvait être écris, ici ou là, le vélo ne perturbe pas la sexualité des femmes. Au contraire, même, chez les athlètes de haut niveau, les femmes auraient un meilleur épanouissement sexuel.Ce sont les résultats d’une étude menée dans 5 pays et publiée dans The Journal of Sexual Medicine.

Une bonne pratique sportive

Le vélo est l’exercice physique de référence pour le corps, puisqu’il s’effectue en apesanteur, donc ne surcharge pas les articulations. C’est en plus, d’un point de vue sollicitation douce et régulière du cœur, le sport que l’on peut recommander sans arrière pensée. Avec la marche et la natation.

Faire du vélo, en dehors des « bobos » Parisien qui veulent en faire leur arme anti-embouteillage de référence, a plutôt une image ringarde, traduite par les accusation récurrentes sur ses effet, sur l’inconfort et sur la sexualité. C’est vrai que la selle appuie sur la région phare des organes sexuels : le périnée.

Le vélo chez les femmes

Il existe des protections en gel, qui se mettent sur la selle et qui sont très efficace. L’important d’ailleurs n’est pas la selle, mais le positionnement du guidon. En effet, lorsque les mains se retrouvent plus basses que le niveau de la selle, la pression s’accroît nettement sur le périnée et on observe ensuite une diminution de la sensibilité des organes génitaux.  Donc bien régler la hauteur du guidon, c’est-à-dire pas plus bas que la hauteur de la selle.

Une étude Américaine a insinué, il y a quelques années, qu’une pratique intensive du vélo, en particulier en salle, pouvait entraîner une compression trop importante du périnée et provoquer ainsi des troubles sexuels. Il s’agissait en fait d’une étude pour faire la promotion du « vélo elliptique », de plus en plus populaire et qu’il fallait vendre. Le vélo elliptique, c’est ce vélo, très mode, en fait un appareil de musculation, qui simule la marche tandis que l’on se tient à deux poignées qui bougent d’avant en arrière. Et là, miracle, grâce à lui, la sexualité des femmes de l’étude s’est considérablement améliorée…

Qu’est ce qu’il faut retenir de cela ? D’abord que c’est un problème de selle qui n’est pas difficile à comprendre : si on règle mal sa selle, il est bien évident que la zone qui va être meurtrie ne sera pas spécialement prête aux jeux de l’amour qui vont s’y dérouler.

Le vélo chez les hommes

On reste dans les études Américaines et chez les hommes. En 1998 – ce n’est pas récent – les autorités de santé américaines furent alertées de l’effet des selles sur l’érection, suite aux plaintes répétées des policiers à vélo. Pas moins de 15 agents sur 23 rapportaient des problèmes d’érection, de douleur à l’aine ou d’insensibilité génitale. Là encore on a fini par savoir que cette étude était plutôt destinée à promouvoir la motorisation électrique de policiers fatigués de pédaler.

Les études les plus récentes viennent de tuer ces fausses rumeurs et on peut affirmer que les coureurs cycliste professionnels, n’ont pas plus ou moins de troubles de leur sexualité que les autres athlètes.

En revanche, on peut révéler une de ces vérités médicales que l’on peut dévoile rarement, mais qui a fait la légende des coureurs du Tour de France… La pratique du vélo de compétition et les heures de selles, ralentissent le retour veineux de cette région que les anatomistes d’un autre siècle ont appelé le plexus honteux. Le ralentissement à un effet notable sur la longueur de l’organe concerné.

Ce qui explique pourquoi, les coureurs du Tour de France étaient si populaires les soirs d’étape… Ce serait probablement toujours le cas si l’on était pas à une époque où les portables espionnent le moindre fait et geste de nos champions !

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26 mars 2018 ~ 3 Commentaires

Non, Elzéard Bouffier n’est pas mort en 1947

L’Homme qui plantait des arbres est une nouvelle écrite en 1953 par l’écrivain français Jean Giono dont Elzéard Bouffier est le héros.

Le berger Bouffier, fait revivre sa région, en Haute Provence, entre 1913 et 1947, en plantant des arbres dans une contrée touchée par la désertification et la déforestation.

Son histoire est considérée dans la littérature comme une parabole de l’action positive de l’homme sur son milieu et de l’harmonie qui peut s’ensuivre. La nouvelle est également une ode au travail, à l’opiniâtreté, à la patience, à l’humilité, et à la ruralité.

Cette nouvelle annonce les fondamentaux du développement durable.

Il est fort probable que ce berger ai inspiré quelques uns des héros des temps modernes :

 

Abdul Kareem

« Trente-cinq ans après avoir planté son premier arbre, Abdul Kareem, un militant écologiste indien, a réussi à faire pousser une forêt de 32 hectares sur un terrain à l’origine sec et aride de l’État du Kerala, à la pointe sud de l’Inde. Une prouesse bénéfique pour l’environnement immédiat et une réponse au réchauffement climatique.Avec plus de 800 espèces végétales, 300 plantes médicinales, des milliers d’arbres, des oiseaux et des insectes par centaines, la « forêt de Kareem » a tout d’une forêt naturelle. Pourtant, elle a entièrement été plantée par un homme, Abdul Kareem, à la force de ses mains… et de sa volonté : jusqu’aux débuts des années 80, la terre sur laquelle il fait grandir ces arbres était, sèche, craquelée et rocheuse, et n’avait à priori rien de fertile. Cela n’a pas découragé ce militant écologiste qui, depuis 1977, s’évertue à faire reverdir ces terres hostiles.Sa forêt est aujourd’hui visitée par des chercheurs, des étudiants, des spécialistes de l’environnement de tous les continents. Sous le nom de « modèle de Kareem « , elle est même devenue un sujet d’études dans les universités indiennes, et permet d’enseigner les techniques de reboisement d’un espace sans faire appel au moindre produit chimique. Abdul Kareem a par ailleurs reçu de nombreuses récompenses en Inde, et sa forêt fait aujourd’hui partie des circuits touristiques du Kerala. Abdul Kareem s’en dit fier, mais veut surtout en faire un exemple concret de la lutte contre le réchauffement climatique.

Non, Elzéard Bouffier n'est pas mort en 1947

Vue sur la forêt de Kareem.

« Je veux prouver qu’avec de la détermination, la nature peut se régénérer »

Abdul Kareem a 67 ans. Depuis 1977, il a planté lui-même ce qui est devenu la « forêt de Kareem ».

J’ai grandi et travaillé dans différentes villes en Inde, dans des environnements urbains et pollués mais j’ai toujours été attiré par les arbres, synonymes pour moi d’apaisement et de tranquillité. J’ai exercé différents emplois et dès que j’ai eu quelques économies, j’ai décidé d’acheter en 1977 un terrain dans le Kerala, ma région natale, pour y implanter une forêt.

Le pari était osé : le terrain était aride et rocailleux, presque sans aucune végétation. Il s’étendait sur cinq hectares et ne m’a pas coûté bien cher, 3 750 roupies (environ 55 euros), le propriétaire était plutôt content de s’en débarrasser. J’ai planté une centaine d’arbustes, dont les plants m’avaient été donnés par l’administration régionale en charge des forêts et je les ai arrosés sans relâche chaque jour. J’allais chercher l’eau dans les villages alentours et je la transportais sur mon vélo.

Les gens se moquaient de moi et me prenaient pour un fou. Car pendant les deux premières années, aucun arbre n’a pris racine. Mais la troisième année fut la bonne : j’ai décidé de planter des arbustes un peu plus mûrs, certains ont survécu et ont commencé à grandir. Il fallait juste être patient ! Comme la forêt commençait à prendre forme, j’ai acheté 27 hectares de plus en 1982. Ma forêt s’étend aujourd’hui sur 32 hectares.

 arbres

Je n’ai aucun diplôme ni aucune connaissance théorique en botanique, je me suis juste fié à mon envie et, au fil des années, à mon expérience. Tout ce que je veux montrer, c’est que tout le monde peut planter une forêt s’il le souhaite. Nous désespérons de voir qu’il y a tellement de forêts détruites de par le monde, tellement de cours d’eau qui s’assèchent, mais je veux prouver qu’avec de la détermination, la nature peut se régénérer.

MOB.picture écologie

« Les puits des villages environnants ne sont plus à sec en été »

Je n’ai jamais utilisé le moindre produit, ni fumier ni pesticide, et je n’ai jamais ramassé la moindre feuille ou branche au sol, ni taillé d’arbre. Je voulais que le processus soit entièrement naturel, pour montrer également qu’il est possible de faire pousser une forêt juste avec de l’eau et du temps. Je ne peux pas compter combien il y a d’arbres aujourd’hui, ils sont trop nombreux. Ce dont je suis fier, c’est qu’à force de creuser des trous d’eau à travers la forêt, j’ai réussi à attirer des oiseaux de différentes espèces. Différentes plantes ont poussé, différentes variétés d’insectes voltigent tout autour.

Au fur et à mesure des années j’ai constaté que la forêt avait des effets bénéfiques sur la région alentour, notamment parce qu’elle produit de l’eau. L’herbe qui a poussé absorbe l’eau des pluies, irrigue les sols. Quand je suis arrivé ici, il y avait sur mon terrain un puit qui fournissait peut-être 500 litres d’eau par an. Aujourd’hui, même aux moments les plus chauds de l’été, il donne 100 000 litres d’eau, et lors de la mousson, il déborde. Il permet de fournir des familles entières, alors que les puits des villages ne sont désormais plus à sec en été grâce à l’irrigation du sol. Il y a par ailleurs un vrai microclimat dans ma forêt : quand les températures en été frôlent les 40 degrés dans le Kerala, dans ma forêt, elles sont stables toute l’année, entre 20 et 30 degrés.

 forêt

De nombreux promoteurs immobiliers m’ont approché pour me proposer de racheter ma forêt. Mais je ne veux surtout pas la vendre ! Je suis sûr que si je cédais, on y établirait un complexe hôtelier ou commercial et on détruirait mes arbres.

Il a été démontré que les forêts, par l’effet dit du « puit de carbone « , retiennent 19 % des gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Or la déforestation ne cesse de s’accélérer : les forêts n’occupent plus qu’un tiers de la surface de la planète, contre deux tiers il y a quatre siècles. Depuis 1990, la surface totale déboisée représente quatre fois la surface de l’Italie. Si elle ne s’étend que sur une surface restreinte, la forêt de Kareem apparaît donc comme une réponse symbolique à ce phénomène.

Cette initiative a été relevée par notre équipe dans le cadre du projet des « Observateurs du climat » de France 24. Si vous aussi, vous connaissez une initiative près de chez vous permettant de lutter contre le réchauffement climatique ou pour la préservation de l’environnement, n’hésitez pas à nous contacter à obsduclimat@france24.com !

Article écrit en collboration avec Corentin Bainier (@cbainier), journaliste à France 24.  »

Wangari Muta Maathai

https://fr.wikipedia.org/wiki/Wangari_Muta_Maathai

 

« Bhausaheb Thorat a planté 45 millions de graines à la suite de la lecture du récit de Giono. Il a créé le « Dandakaranya Abhiyaan » en juin 2006 à Sangamner (Maharashtra, Inde) afin de démocratiser cette pratique. »

 

« l’action de Donald Leigh Chapple, qui a consacré les douze dernières années de sa vie à la reforestation de la colline côtière de la baie de Matiatia sur l’île Waiheke (océan Pacifique) semble s’inspirer de celle d’Elzéard Bouffier. »

 

« Une organisation nommée Trees for the Future a aidé plus de 170 000 familles, dans 6 800 villages d’Asie, d’Afrique et d’Amérique à planter des arbres, estimés à plus de 35 millions. »

 

« D’autre part, le Programme des Nations unies pour l’environnement (« UNEP ») s’en est inspiré dans sa campagne intitulée « A Billion Tree Campaign » qui a permis de planter 45 millions de graines à travers le monde. »

 

 

 

 

longue vie à lui …

26 mars 2018 ~ 0 Commentaire

Disparition des oiseaux

Disparition des oiseaux : vers des printemps de plus en plus silencieux

Entretien | Environ un tiers des oiseaux ont disparu des campagnes ces vingt dernières années, selon les observations du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle. Principal facteur de cette diminution progressive, mais néanmoins catastrophique ? L’agrochimie.

Alouettes sur un fil électrique

Alouettes sur un fil électrique• Crédits :  Pixabay

Des printemps sans chants d’oiseaux ? C’est malheureusement ce qui nous attend. Des études du CNRS et du Museum d’histoire naturelle révèlent combien la biodiversité a pris du plomb dans l’aile ces vingt dernières années : près d’un tiers des passereaux, notamment des oiseaux de plaine, ont disparu de nos campagnes.

Les oiseaux disparaissent des campagnes à vitesse grand V, selon les observations du CNRS et du Muséum. Comment l’avez-vous constaté et quelle est l’ampleur des dégâts ?

On réalise des suivis à partir de points d’écoute : on comptabilise l’ensemble des oiseaux autour des ces localisations, qui sont les mêmes depuis vingt-quatre ans. Cela nous permet de quantifier les tendances au niveau des populations de l’ensemble des oiseaux qui habitent les plaines rurales, agricoles, notamment dans ce site d’études du sud du département des Deux-Sèvres, qui fait 450 kilomètres carrés. Nous avons constaté que l’ensemble du cortège des oiseaux de plaine a diminué, quelle que soit l’espèce, avec des vitesses différentes selon les espèces. L’espèce la plus abondante, l’alouette des champs, a par exemple diminué de 35% en l’espace d’un peu plus de vingt ans. Les dégâts sont encore plus spectaculaires pour d’autres espèces, comme les perdrix, qui ont diminué de 80 à 90% sur les vingt-trois dernières années.

>>> A REDÉCOUVRIR : En juillet 2016, nous avions rencontré le bioacousticien Bernie Krause. Ayant passé cinquante ans de sa vie à enregistrer les sons de la nature, il poussait un cri d’alarme sur leur appauvrissement, symptôme du désastre écologique.

Combien disposez-vous de points d’écoute ?

Il y en a 160. C’est un maillage assez serré. Un point d’écoute couvre dix hectares, avec un rayon de deux cents mètres autour de l’observateur. Celui-ci note pendant dix minutes la présence, détectée soit par le son, soit par la vue, de l’ensemble des individus sur ces parcelles en forme de disques. Ce qui nous permet d’obtenir des densités exactes.

Les observateurs sont des ornithologues confirmés : des étudiants en thèse, moi-même, ou des contractuels, qui changent tous les ans. Au total, il y a eu jusqu’à aujourd’hui plus de trente observateurs différents sur les 160 points d’étude.

Quels sont les facteurs de cette extinction massive ?

C’est une diminution lente et progressive, pas une extinction massive. Mais en fait, c’est tout aussi alarmant : plus du tiers des oiseaux ont disparu ces vingt cinq dernières années. Et c’est une diminution généralisée : on l’observe dans le sud des Deux-Sèvres, mais aussi dans les mêmes proportions à l’échelle nationale, et à l’échelle de l’Europe entière.

Le facteur principal de cette érosion est l’intensification de l’agriculture, à travers deux processus. Le premier est l’homogénéisation et la perte des habitats : la diminution des prairies, des haies, des petites mares, des petits murets, etc., qui sont des habitats capitaux pour la reproduction des espèces. Le deuxième processus est l’utilisation de ce que l’on appelle l’agrochimie : les engrais et les pesticides, avec à la fois les insecticides, mais aussi les herbicides qui en éliminant les plantes, éliminent par ricochet les insectes.

Quels sont les risques pour l’écosystème ?

Les effets sont directs et indirects. Dans les plaines agricoles, les oiseaux sont principalement insectivores, donc ce sont des prédateurs en bout de chaîne alimentaire qui ont un rôle primordial sur la régulation des espèces d’insectes. C’est un premier point qui aboutira à un déséquilibre et à un dysfonctionnement de l’écosystème. Le deuxième point est qu’évidemment les oiseaux ont aussi un rôle important dans l’imaginaire collectif. Un rôle culturel dans nos sociétés. Et la disparition des oiseaux dans les campagnes, avec des printemps qui seront à n’en pas douter de plus en plus silencieux, a des répercussions aussi sur l’affect et le socio-culturel des sociétés qui vivent dans ces milieux.

Vous parliez de l’alouette des champs, quels autres oiseaux connus sont en train de s’éteindre ?

La liste est innombrable. L’alouette des champs suit une autre espèce qui a diminué de façon tout à fait alarmante, qui est l’hirondelle de cheminée. Celle que l’on trouvait dans les étables autrefois, qui nichait au milieu des vaches. On estime qu’à l’échelle de l’Europe on a perdu plus de la moitié de la population européenne d’hirondelles de cheminée en l’espace de vingt-cinq ou trente ans. Elles ont diminué parce que les étables ont peu à peu disparu, en tout cas celles où elle pouvaient faire leur nid, leurs colonies. Et puis elles se nourrissent de petits insectes volants, mais il n’y en a pratiquement plus dans les campagnes. Et si l’on se tourne vers des espèces de taille plus importante : la perdrix grise, emblématique et patrimoniale – pour les chasseurs notamment – a enregistré un déclin absolument spectaculaire. On a même réussi l’exploit de la faire disparaître d’un pays entier : à l’état sauvage, elle s’est définitivement éteinte en Suisse, dans les années 2000. Elle fait aujourd’hui l’objet d’un programme de réintroduction. Enfin, des espèces encore plus emblématiques, comme l’outarde canepetière, qui sont très inféodées au milieu agricole, sont aujourd’hui au bord de l’extinction en France.

Outarde canepetière

Outarde canepetière• Crédits :  Domaine public

>>> A REDÉCOUVRIR : une sélection d’archives de France Culture vous propose d’entendre des artistes et anonymes passionnés raconter leur amour des oiseaux : Olivier Messiaen, Colette, Alfred Hitchcock, mais aussi imitateurs et chasseurs de chants.

En tant qu’ornithologue, quel est votre état d’esprit ? Accablement, colère ?

Il est empreint de réalisme. Ce déclin sans précédent à l’échelle de l’Europe va demander la mise en place de solutions très coûteuses. Elles devront imposer un tel changement au niveau des pratiques agricoles qu’elles ne seront pas mises en place en quelques semaines, ni en quelques mois. Mais en même temps je reste positif, parce que nous avons déjà des solutions : il existe des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, de la nature et des oiseaux. C’est tout le domaine de l’agroécologie notamment, qui peut remplacer l’agrochimie en utilisant la biodiversité. C’est ce que l’on appelle des solutions fondées sur la nature. Mais on a besoin d’un véritable changement de paradigme au niveau de l’agriculture. C’est indispensable, ne serait ce que pour l’agriculture même, qui ne peut pas se passer des oiseaux et des insectes.

>> Dans le journal de 12h30 de ce 20 mars, Romain Julliard, professeur au Muséum d’histoire naturelle, témoignait également au micro de Sandy Dauphin :

C’est l’abandon des jachères il y a une dizaine d’années, c’est l’usage des néonicotinoïdes, notamment en céréale, cet insecticide qui prive les oiseaux de leurs ressources en insectes, c’est l’augmentation d’utilisation de nitrate pour garantir une teneur en gluten du blé, c’est un amendement, c’est un engrais, mais qui va homogénéiser encore plus la flore spontanée et donc réduire à nouveau les ressources pour les oiseaux…

« Ils ne trouvent plus leurs ressources pour se reproduire et ailleurs il y a d’autres populations », Romain Julliard, prof. au Muséum d’hist naturelle

08 mars 2018 ~ 0 Commentaire

Les forêts françaises pourraient être une arme contre le réchauffement climatique

Pour atténuer les effets du changement climatique à l’horizon 2050, vaut-il mieux privilégier une utilisation extensive ou intensive de la filière bois-forêt française ? Un récent rapport de l’INRA et de l’IGN a tranché la question.

Gestion des forêts françaises : des arbitrages à mener

Un rapport intitulé Freins et leviers forestiers à l’horizon 2050(1) publié le mardi 27 juin 2017 et réalisé par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), s’intéresse au rôle que pourrait jouer la filière forêt-bois française dans l’atténuation du changement climatique à l’horizon 2050.

forets francaises

La filière bois-forêt française peut contribuer de deux façons différentes, presque antagonistes, à la lutte contre le changement climatique : d’un côté, grâce à la vaste étendue des forêts françaises(17 millions d’hectares), 80 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an sont stockées dans les arbres, les sols et les bois morts ; de l’autre, l’usage du bois comme élément de substitution à des combustibles ou matériaux plus polluants permet de limiter les rejets de dioxyde de carbonedans l’atmosphère.

Que son utilisation soit extensive ou intensive, les forêts françaises (ou d’ailleurs) jouent un rôle actif dans l’atténuation du changement climatique. Dans leur rapport, l’INRA et l’IGN ont tenté d’arbitrer laquelle de ces deux approches serait la plus efficace pour limiter les effets du changement climatique à l’horizon 2050.

 

Trois scénarios de gestion forestière

Pour parvenir à trancher, l’INRA et l’IGN ont mis au point trois scénarios concernant les forêts françaises, prenant en compte les effets du changement climatique (hausse des températures) et des aléas en série (tempêtes, incendies, invasion biologique…) :

  • L’Extensification : « dans lequel les niveaux de récolte actuels seraient maintenus, ce qui diminuerait les taux de prélèvement, et où les acteurs seraient les plus passifs face au changement climatique comptant sur les capacités d’adaptation des forêts » ;
  • Les Dynamiques territoriales : « dans lequel les taux de prélèvement actuels seraient globalement maintenus, ce qui augmenterait l’intensification » ;
  • L’Intensification avec plan de reboisement  : « qui combinerait l’accroissement des taux de prélèvement dans toutes les zones où cela est envisageable, avec une politique volontariste de reboisement visant 500 000 ha/an sur dix ans en remplacement de peuplements peu productifs ou en impasse sylvicole par des nouvelles plantations plus productives« .

Quels que soient les aléas climatiques envisagés, « la capacité de stockage de carbone de la filière à l’horizon 2050 reste positive, et ce d’autant plus que la gestion forestière est active« , note le rapport. Néanmoins, en retenant la piste la plus sombre des prévisions du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), à savoir une hausse de 3,7°C des températures d’ici la fin du siècle, les chercheurs ont constaté que la contribution des forêts au stockage du dioxyde de carbone serait réduite en raison des sécheresses récurrentes qui nuiraient au peuplement de feuillus et de résineux.

foets francaises

Quelle gestion pour les forêts françaises ? © arenysam

Une gestion intensive des forêts

D’après les simulations menées, et compte-tenu des effets du changement climatique sur la capacité de stockage de la filière forêt-bois, c’est une gestion intensive des forêts, évoquée dans le troisième scénario, qui serait la plus indiquée pour atténuer les effets du changement climatique.

Néanmoins, les chercheurs estiment qu’il existe de nombreux freins économiques à une exploitation plus intensive des forêts françaises. « Il s’avère difficile et coûteux en aides publiques d’augmenter les taux de prélèvement actuels, car elle appellerait des incitations très fortes tant pour orienter les achats des consommateurs vers les produits issus du bois, que pour encourager les propriétaires forestiers et industriels dans l’intensification. Malgré l’effort nécessaire, les gains économiques pour la filière pourraient être conséquents. Consommateurs, propriétaires et transformateurs tireraient donc avantage de ces changements« , indique le rapport.

 

consoglobe

08 mars 2018 ~ 1 Commentaire

Sylvothérapie

La sylvothérapie est un mode de soin qui consiste à installer certains convalescents ou malades (victimes de maladies pulmonaires en général) dans certaines forêts pour leur offrir un air plus sain.

Des cures sylvatiques ont depuis longtemps été développée dans certains pays, notamment au xixe et au début du xxe siècle pour les tuberculeux en forêts tempérées ou nordiques. Des sanatoriums (et leur solarium) et divers types de centres de cures ont été installés dans des environnements forestiers ou en bordure de lac. Certains fonctionnent encore. Les Japonais appellent Shinrin-yoku (森林浴1, littéralement le « bain de forêt ») la pratique qui consiste à passer du temps en forêt pour prendre soin de sa santé.

 

Principes

Le malade peut bénéficier, à certaines saisons et sur certains sites forestiers :

  • d’une grande tranquillité et d’un environnement généralement apaisant. À titre d’illustration, le Forestry and Forest Products Research Institute, au Japon, a publié une étude qui démontre que le sang de personnes ayant marché dans les bois contient un taux de cortisol beaucoup plus bas que celui de personnes ayant couvert la même distance en ville2. Or cette hormone est considérée comme une des principales hormone de stress. De plus, les chercheurs ont également mesuré une activité plus faible du lobe préfrontal du cerveau2, signe d’un état de relaxation avancé. La tonalité verte de l’environnement semble favoriser la guérison ; Roger Ulrich, qui étudie le comportement humain à l’université A&M du Texas note que les patients guérissent plus vite quand leur chambre donne sur un espace vert : ils ont moins besoin d’analgésiques et souffrent moins de nausées. La présence de grandes plantes vertes semble aussi avoir un effet déstressant, et certaines se sont montrées en laboratoire très efficaces pour adsorber ou décomposer de nombreux polluants urbains ou de l’air intérieur, cf. programme Phyt’air, à titre d’exemple ; mais l’ADEME considère que l’argument « plantes dépolluantes » n’est pas validé scientifiquement, au regard des niveaux de pollution généralement rencontrés dans les habitations et des nouvelles connaissances scientifiques dans le domaine3 ;
  • d’un air plus pur. En effet, la rosée, les mousses et les lichens fixent rapidement et efficacement les aérosols et particules en suspension dans l’air. Les spores de champignons peuvent cependant être nombreux dans les parties ombreuses et humides riche en matières en décomposition. Quelques-uns peuvent être allergènes.
    Après l’avènement de l’hygiénisme, notamment inspiré par Pasteur, diverses mesures citées par G. Plaisance ont comparé différents airs et montré que l’air forestier contenait bien moins de microbes que l’air urbain (50 microbes par mètre cube d’air en forêt littorale, contre 1 000 dans le parc Montsouris de paris, 88 000 sur les Champs-Élysées, 575 000 sur les grands boulevards et 4 000 000 dans les grands magasins à Paris selon Georges Plaisance4) ;
  • d’un microclimat aux courbes de températures plus douces (effet-tampon de la forêt) ;
  • d’un air enrichi en dioxygène natif[pas clair] (trois fois plus de dioxygène produit par la forêt tempérée qu’en prairie5). En été ou en hiver quand le soleil brille et qu’il y a peu de vent, une faible part du dioxygène de l’air forestier peut être converti par les ultraviolets solaires en ozone, notamment dans les forêts de résineux). Ce phénomène est encore amplifié sur le bord de mer ; des prélèvements effectués par l’Université internationale de la mer, montrent à l’analyse[réf. souhaitée] moins d’un germe par mètre cube d’air en haute mer, contre 50 000 dans le centre d’une ville comme Paris, grâce aux UV solaires, à l’oxygène natif et aux substances antibiotiques naturellement relarguées par la mer. L’ozone est un gaz agressif pour les yeux et les muqueuses pulmonaires à dose trop élevée, mais elle a aussi des vertus désinfectantes qui jouent peut-être un rôle en sylvothérapie ;
  • d’un air naturellement enrichi en huiles essentielles (ex. : terpènes) et en phytoncides (molécules antibiotiques naturellement sécrétées par les arbres pour se défendre contre leurs pathogènes). Le cèdre en orient, le pin en Europe ou le sapin baumier en Amérique du Nord ont depuis longtemps la réputation d’être bon pour la santé de ceux qui en respirent les effluves.

Par ailleurs, les scientifiques de la Nippon Medical School mènent depuis de années des recherches sur la sylvothérapie. Le Dr Qing Li aurait ainsi démontré d’autres  bienfaits sur la santé de simples promenades en forêt : accroissement d’indicateurs de la vitalité, renforcement de l’immunité6,7, diminution d’indicateurs de stress : anxiété, dépression, colère. La sylvothérapie aurait donc une action préventive sur l’hypertension, la dépression et le cancer.

 

La sylvothérapie source de bien-être

Quand les arbres vous apportent des sensations de bien-être psycho-physique grâce… à leur énergie. La sylvothérapie est un mode de soin qui repose sur une idée simple : le contact avec les arbres peut apporter de meilleures sensations de bien-être psycho-physique.

Comment ? Grâce à l’énergie transmise à notre organisme par ces grandes plantes.

Le bienfait des arbres est corroboré par des tests scientifiques : selon certaines études, il suffirait de s’adosser à un arbre, en appuyant sa main droite sur son estomac et sa main gauche sur le dos pendant 20 secondes pour « capturer » les vertus bénéfiques de l’arbre choisi.

La sylvothérapie : très efficace chez les petits

Les enfants sont particulièrement sensibles à la proximité des arbres. Cela a une répercussion positive sur leur fonctionnement cognitif ainsi que sur leur capacité à jouer de manière créative lorsqu’ils sont dans des espaces naturels.

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Il semblerait même que les enfants souffrant de déficit d’attention s’apaisent et augmentent leur seuil de concentration au contact des arbres.

Les vertus de la sylvothérapie

La sylvothérapie dispose de plusieurs cordes à son arc.

Selon les saisons et les sites forestiers, elle offre :

  • Une grande tranquillité et un environnement apaisant. Une étude publiée en 2004 par l’Agence responsable des forêts au Japon a montré que le sang de personnes ayant marché dans les bois contient un taux de cortisol beaucoup plus bas que celui de personnes ayant couvert la même distance en ville. Or, cette hormone est considérée comme une des principales hormones du stress. Roger Ulrich, qui étudie le comportement humain à l’université A&M du Texas note également que les patients guérissent plus vite quand leur chambre donne sur un espace vert. Ces derniers souffrent moins de nausées et prennent moins d’analgésiques.
  • Un air pur. Les mousses, les lichens ou encore la rosée fixent de manière rapide et efficace les particules en suspension dans l’air ainsi que les aérosols.

Attention cependant aux spores de champignons qui peuvent se nicher dans les parties ombreuses et humides et qui sont parfois allergènes.

Mais il est à noter qu’après l’avènement de l’hygiénisme, notamment inspiré par Pasteur, Georges Plaisance(2) a démontré que l’air forestier contenait bien moins de microbes que l’air urbain, 50 microbes par m3 d’air en forêt littorale contre 1.000 dans le parc Montsouris de Paris, 88.000 sur les Champs-Elysées, ou encore 575.000 sur les grands boulevards à Paris.

  • Un microclimat aux courbes de températures plus douces.
  • Un air enrichi en dioxygène natif : notez, il y a 3 fois plus de dioxygène produit par la forêt tempérée que par une prairie.
  • Un air naturellement enrichi en huiles essentielles, par exemple en terpènes et en phytoncides, molécules antibiotiques naturellement sécrétées par les arbres pour se défendre de leurs pathogènes. Le cèdre en orient, le pin en Europe ou le sapin baumier en Amérique du Nord ont depuis longtemps la réputation d’être bons pour la santé de ceux qui en respirent les effluves.

wikipedia et consoglobe

 

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